En Touraine, environ 4.950 personnes ayant des besoins spécifiques ou en perte d'autonomie, bénéficiaires de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) ou de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie), vont faire face à une situation délicate à partir de 2026. Effectivement, de nombreux bénéficiaires devront régler un reste à charge supplémentaire chaque mois à cause d'une décision prise par le département, sur fond de contraintes budgétaires.
Cette annonce a fait réagir de nombreux concernés. Romain Guérineau, qui partage son expérience sur les réseaux sociaux, a témoigné : "Avec mon aide quotidienne, cela représenterait environ 80 euros par mois, alors que je ne paie rien actuellement pour mon assistance".
Les chiffres indiquent que les services d'aide à domicile, comme l'ASSAD de Richelieu, ont vu leurs coûts d'intervention grimper, avec des tarifs d'environ 34 euros de l'heure. Cette situation est exacerbée par l'augmentation générale des prix, obligeant les associations à s'adapter en désindexant leurs tarifs, ce qui impacte directement les usagers. Comme l'explique Véronique Doublet, directrice de l'ASSAD : "Nous comptons au centime près pour couvrir les salaires de nos intervenants. Ces augmentations de charges sont essentielles pour survivre et maintenir nos services".
La décision du département, bien que jugée nécessaire pour l'équilibre budgétaire, ne laisse pas les bénéficiaires indemnes. Si autrefois les services de maintien à domicile avaient des frais encadrés, cette mesure va clairement augmenter la précarité chez certaines personnes qui, face aux nouveaux coûts, vont devoir réduire leurs heures d'intervention ou se priver de soins essentiels. Ainsi, des personnes vulnérables risquent de ne plus recevoir l'aide nécessaire à leur bien-être quotidien, ce qui pourrait avoir un impact dévastateur sur leur santé.
Les conséquences seront donc surveillées de près par le conseil départemental, qui assure vouloir "observer attentivement les répercussions de cette décision". Le constat est clair : dans un contexte où l'aide à domicile est vitale pour de nombreuses personnes, cette évolution économique pourrait creuser encore un peu plus la fracture sociale. Selon des experts en santé, il est primordial de garantir l'accès à ces services pour préserver la dignité et la qualité de vie des plus fragiles.







