À Saint-Étienne, un problème technique maintient le chauffage au sol d’un immeuble activé, rendant la vie de ses résidents insupportable durant une canicule particulièrement intense. Les habitants, exaspérés, dénoncent une situation devenue critique, selon les informations relayées par Le Progrès.
Les couloirs de l'immeuble sont devenus étouffants, et de nombreux habitants, avec des cartons à la main, décident de partir. Ces résidents affirment que cela fait plusieurs années que le chauffage au sol fonctionne sans interruption, même en été.
Les gestionnaires de l’immeuble attribuent la situation à un dysfonctionnement de la sous-station d’eau chaude, ce qui a engendré un ras-le-bol parmi les habitants qui affrontent des conditions de vie devenues extrêmement difficiles.
"On doit dormir dans le salon pour ne pas suffoquer. Les autres pièces sont invivables, on se croirait dans un four", témoignent Harrag et sa compagne, un couple de retraités de 78 et 75 ans. Dans leur appartement, le thermomètre dépasse régulièrement les 30 °C, alors qu’à l'extérieur la température n'atteint que 26 °C. En période de canicule, ils sont contraints d'utiliser les appareils de climatisation pour dormir au salon. "Les poignées de porte deviennent brûlantes", ajoute Harrag.
Une situation alarmante et des conséquences financières
Pour ces retraités, cette situation se prolonge tout au long de l'année. En hiver, les radiateurs sont arrêtés car le système considère déjà que l'appartement est chauffé, ce qui le rend glacé par temps froid. En plus de ces désagréments, leurs factures d’électricité explosent à cause de la climatisation, et l’organisme de logement, Alliade Habitat, exige plus de 900 euros de charges supplémentaires, liées à la surchauffe de leur logement. Pour ce couple vivant avec 700 euros par mois, c'est une somme astronomique.
Face à l'inaction des autorités, malgré plusieurs alertes depuis 2022, leur fille, Nadia, exprime son inquiétude : "J'ai vraiment peur pour la santé de mes parents. Cette situation est grave, c'est une mise en danger", déclare-t-elle. Elle exige une solution rapide : "Ils doivent soit réparer le problème, soit reloger mes parents dignement."
De son côté, le bailleur Alliade Habitat, qui gère 28 logements, se dit limité dans ses actions, affirmant que la surchauffe est liée aux installations collectives de la copropriété, ce qui n'est pas de sa compétence directe. Bien qu'une option de relogement ait été proposée, elle a déçu le couple. L'appartement suggéré à Montreynaud était en effet "complètement insalubre, avec des parties communes très dégradées", se désolent Harrag et son épouse.
Une pétition a été lancée par l'ensemble des résidents, mais n'a pas encore reçu de réponse. En attendant, le thermomètre continue de grimper, alors que l'inquiétude grandit parmi les habitants pris au piège.







