Lors de la canicule, la situation devient dramatique. Dans un immeuble populaire mal adapté à ces fortes chaleurs, un employé de pompes funèbres, David Schockaert, raconte qu'il a découvert un corps tellement abîmé qu'il n'a pas pu être présenté aux proches. Cette difficulté, observée par de nombreux professionnels du secteur, est particulièrement dévastatrice pour les familles, qui, selon M. Schockaert, expriment un besoin vital de voir le défunt avant l'enterrement.
Les fortes températures entraînent une décomposition rapide, souvent en quelques heures, rendant impossible la présentation des corps dans les funérariums. Cet « effet traumatisant », comme le décrit un responsable d'une entreprise de pompes funèbres du Nord, souligne le double impact de la canicule : une surmortalité que l’on connaît, mais aussi une déshumanisation des rituels funéraires.
La semaine dernière, en pleine période caniculaire, David Schockaert n'a pu accéder à un corps qu'après un long délai. Ce contretemps, causé par une obstacle médical, a amplifié la détresse de la famille, qui a dû faire face à un deuil déjà difficile. Le médecin ayant constaté le décès a entraîné un retard de neuf heures, augmentant ainsi la souffrance des proches en deuil.
Ces événements illustrent une réalité alarmante à laquelle sont confrontées de nombreuses familles en France, faisant appel à des experts pour une meilleure gestion des situations dramatiques engendrées par la chaleur.







