Ce vendredi 12 juin, plus de 500 000 élèves de première générale et technologique se retrouvent face à une épreuve inédite de mathématiques au baccalauréat. Cette initiative est née après des résultats décevants observés dans une étude internationale sur le niveau des élèves français, des résultats qui ont des répercussions sur leur intégration dans parcoursup.
Entre 8 heures et 10 heures, les élèves devront travailler sans calculatrice pour répondre à un questionnaire à choix multiples, ainsi qu'à un ensemble de deux à trois exercices indépendants.
Trois sujets distincts seront proposés selon les choix de parcours : spécialité mathématiques, enseignement scientifique ou tronc commun technologique. Les élèves ayant choisi la spécialité mathématiques en terminale devront également passer une épreuve finale dans cette discipline l'année prochaine.
Redynamiser l'enseignement des mathématiques au lycée
Cette épreuve s'inscrit dans le cadre du projet de "choc des savoirs" mis en avant par l'ancien ministre de l'Éducation pour remédier à la baisse dramatiques des compétences mathématiques, selon l'étude Pisa, qui a révélé une chute "historique" entre 2018 et 2022.
Selon les autorités, cette nouvelle épreuve vise à "redynamiser" la place des mathématiques au lycée, une matière qui avait disparu du tronc commun entre 2019 et 2023 sous la réforme Blanquer.
Pendant ce temps, le professeur de mathématiques Bertrand Buffetti de Caen remarque que la véritable motivation derrière cette épreuve est d'optimiser le dossier des élèves pour Parcoursup, un sentiment partagé par de nombreux élèves. Edgar, 17 ans, de Rennes, souligne que la note compte plus pour Parcoursup que pour le bac lui-même, tandis que Romy, 17 ans à Lille, se rassure en se disant que le faible coefficient ne rend pas l'épreuve cruciale.
Une réforme bénéfique, ou superflue ?
De son côté, Laurent Pater, président de l'Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques, estime qu'une évaluation nationale est favorable mais indique : "Nous savions faire sans" cet ajout.
"Cet indicateur sera utilisé, à mesure de sa pertinence", affirme-t-il.
Les épreuves anticipées de mathématiques et de français constituent des éléments essentiels du baccalauréat, représentant 60 % de la note finale, tandis que le contrôle continu compte pour 40 %.







