Dès le 1er juillet, Salon-de-Provence fera appel à un nouvel outil technologique pour endiguer le fléau des dépôts sauvages. Trois dispositifs de caméras intelligentes et mobiles seront déployés afin d'identifier efficacement les contrevenants. Cet investissement de 90.000 euros est promis rentable.
Des caméras capables de distinguer les infractions des comportements normaux
Située au fond d'une impasse, la première caméra a été installée récemment. Ces appareils intelligents scrutent les allées et venues au-dessus d'un site de dépôt volontaire, connu pour sa désagréable réputation de décharge sauvage. "On dirait un vide-maison, il y a tout ! Des tapis, des restes de peinture, de l'aluminium... Certains n'ont aucun respect pour notre environnement ni pour les biens communs", s’indigne Georges, un habitant de la région.
Pierre, un technicien de la société Vizzia, a minutieusement sélectionné chaque angle de vue afin d’assurer une surveillance optimale : "Nous devons voir chaque accès, chaque côté des véhicules, pour obtenir les plaques d'immatriculation". La ville a ainsi investi 90.000 euros dans ces technologies de pointe.
Ces caméras intègrent une technologie d'analyse d’images capable de distinguer les infractions des comportements normaux. Lorsqu'une situation litigieuse est détectée, quatre photographies sont automatiquement envoyées à la police municipale, qui peut ainsi agir rapidement, évitant ainsi des heures de visionnage des bandes.
"S'il vient nettoyer et ramasser, on s'en tiendra là"
Un gain de temps significatif pour les équipes de police municipale dirigées par Hervé Mira : "Chaque matin, nous consulterons les clichés envoyés. En cas d'infraction constatée, nous déploierons une équipe sur place pour évaluer la nature et le volume des déchets abandonnés. Nous identifierons ensuite le propriétaire du véhicule, engageant ainsi une procédure avec lui".
Il précise également qu'en cas de coopération, "s'il vient nettoyer et ramasser, nous considérerons cela comme suffisant. Sinon, le pollueur sera tenu responsable".
Des amendes de 150 à 2.000 euros pour participer aux frais
Pour les récidivistes, une grille tarifaire des amendes a été mise en place, allant de 150 à 2.000 euros. Le maire Nicolas Isnard justifie ces sanctions : "Chaque semaine, nous récupérons 13 tonnes de déchets illicites. Chaque tonne nous coûte 120 euros pour son transport vers la déchetterie, sans compter le salaire des agents en charge de cette tâche. Il n'est pas acceptable de voir ces déchets laissés en dehors des points de dépôt, c'est insupportable".
Avec l’aide de ces caméras mobiles, la municipalité espère également pouvoir déplacer les dispositifs selon l'évolution des besoins. 76 sites potentiels de dépôts sauvages ont ainsi été identifiés.







