Le département du Tarn a lancé une initiative ambitieuse pour faire face à l'expansion des frelons asiatiques, connus pour leur impact destructeur sur la biodiversité. Grâce à un partenariat avec des associations apicoles, 280 volontaires se sont mobilisés pour installer des pièges lors d'une phase de test printemps 2026.
Des dispositifs adaptés, conçus à partir de bidons recyclés, ont envahi les paysages du Tarn. Ces pièges, mis à disposition des particuliers via les ruchers écoles, ont permis de capturer près de 2800 reines frelons, évitant ainsi la création de nouveaux nids. Le coût de ces pièges demeure très accessible, variant entre trois et six euros, ce qui incite davantage de citoyens à participer à cette lutte collective.
Des pièges à moins de 10 euros
Chaque piège est basé sur un simple concept : une ouverture en cône avec un mélange sucré à base de bière ou de vin blanc. Didier Delpal, membre du syndicat Abeilles Tarnaises, explique que ce type de dispositif permet de piéger environ dix frelons par piège. Les appels aux congénères dans le piège augmentent considérablement les captures.
La période optimale pour piéger les frelons s’étend du 15 mars au 10 mai. C’est avant que chaque nid ne produise plusieurs centaines de nouvelles reines à l’automne. Cyril Mangenot, vice-président du Syndicat apicole du Tarn, souligne l'importance de réduire la pression sur les ruches via ces mesures préventives.
Une carte des pièges dans le Tarn
Les organisations impliquées encouragent les utilisateurs à se signaler sur des plateformes telles que Beesforlife ou Freelons, contribuant ainsi à la cartographie des pièges et à la détection des nids. Cette approche collaborative permet de suivre l'efficacité de l’initiative.
Près de 10 % du territoire tarnais a été couvert, et le président du Conseil départemental, Christophe Ramond, espère étendre cette campagne en la rendant gratuite pour l’ensemble des Tarnais d’ici 2027.
Une espèce invasive qui "fait beaucoup de dégâts"
Les frelons asiatiques ont un impact dévastateur : un seul nid peut consommer jusqu'à 11 kg d'insectes par année. Didier Delpal insiste sur les conséquences sévères pour l’agriculture et la biodiversité. Lorsque les frelons s'installent à proximité des ruches, les abeilles se voient contraintes de rester à l’intérieur, compromettant leur activité pollinique essentielle et menaçant leur survie.
Ce qu’une étude de France 3 Occitanie a confirmé : « La lutte contre ces insectes est devenue une priorité pour préserver nos écosystèmes et notre agriculture. »







