Pour réduire la dépendance à l'électrique, le gouvernement met l'accent sur les pompes à chaleur (PAC) en proposant des aides incitatives. Toutefois, le reste à charge, parfois supérieur à 23 000 euros, dissuade de nombreux propriétaires.
L'ambition du gouvernement est de "décarboner" les foyers en électrifiant la France. Pour ce faire, il a mis en place des aides afin de faciliter l'installation des pompes à chaleur (PAC) chez les particuliers, avec un objectif ambitieux d'un million d'installations par an d'ici 2030. Malgré les fonds alloués, le haut niveau du reste à charge représente un obstacle pour de nombreux ménages.
Début mai, la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a présenté cette aide comme un "leasing social", selon les remarques de HelloWatt. Grâce aux dispositifs tels que MaPrimeRénov' et aux certificats d'économie d'énergie (CEE), le montant total des aides pourrait atteindre entre 12 000 et 14 000 €, alors même que le coût des pompes fluctue entre 10 000 et 15 000 €.
Bien que 80 % des 17 millions de logements devant être décarbonés en France soient éligibles à cette aide, un certain nombre d'entre eux concernent des copropriétés, lesquelles rencontrent des complications spécifiques. Dans ces situations, le reste à charge peut s'avérer considérable.
Dans une interview accordée à BFM Business, une copropriétaire a confié ne pas être "encore gagnante". Alors que le coût d'installation d'une PAC et les rénovations nécessaires atteignent près de 200 000 € dans son immeuble, les aides gouvernementales l'obligent à payer un reste à charge de 23 400 € par propriétaire. Une somme importante, surtout lorsque les particuliers doivent faire l'avance des frais, entraînant un délai de remboursement potentiellement long.







