Pour améliorer l'accès à la justice et aider les citoyens à naviguer dans un système souvent perçu comme complexe, le tribunal de Belfort a participé pour la première fois à la Journée nationale de l'accès au droit le 29 mai 2026. Cet événement, gratuit pour tous, a permis aux participants d'interagir avec divers acteurs du droit, y compris des associations de victimes, des conciliateurs et des médiateurs.
Aider les citoyens à y voir plus clair
De nombreux citoyens se sont présentés avec des questions précises et des dossiers à la main. C'est le cas d'Adel, qui a fait part de sa frustration face à des litiges avec France Service et la société de transport Mobigo. "Je n'arrive pas à me faire entendre, donc je suis coincé de tous les côtés. Je ne sais plus à qui m'adresser, je ne sais plus quoi faire", a-t-il déclaré, illustrant la détresse d'une situation compliquée.
Des professionnels comme Amel, assistante sociale à l'hôpital de Bavilliers, étaient également présents pour mieux comprendre comment soutenir les personnes vulnérables. "Les problématiques de logement et de paiement de loyers sont au cœur des préoccupations des personnes que je suis", a-t-elle affirmé.
Le rôle des conciliateurs et médiateurs
Les intervenants, comme Bernard Marton, conciliateur de justice depuis dix ans, ont souligné l'importance de leur rôle. "Nous sommes un premier point d'accès à la justice, et nos services sont gratuits et dédramatisés", a-t-il expliqué. Pour les litiges inférieurs à 5.000€, il est en effet nécessaire de passer par un conciliateur avant d'envisager les tribunaux.
Dans des situations plus complexes, des médiateurs comme Étienne Gauthier, membre de l'association SOS Médi'agir, travaillent à établir une communication entre les parties impliquées. "Il est crucial de renouer le dialogue, surtout lorsque les parties doivent coexister ou travailler ensemble à l'avenir," a-t-il affirmé.
Stéphanie Ligier, médiatrice familiale à Valentigney, a ajouté que son travail vise à trouver des solutions bénéfiques pour tous, permettant souvent d'éviter les tribunaux. "Il n'existe pas de recette miracle, mais chaque dialogue est un pas vers une meilleure entente familiale," a-t-elle souligné.
Cette journée a été un véritable point de rencontre entre le public et les acteurs de la justice, une initiative qui pourrait être renouvelée pour encourager une meilleure compréhension des droits et des recours disponibles pour chaque citoyen.







