Éléonore Laloux, conseillère municipale d'Arras et porteuse de trisomie 21, a été la cible de moqueries humiliantes dans une vidéo diffusée par un influenceur sur YouTube. Le maire, Frédéric Leturque, a pris la décision de porter plainte pour injure publique contre X, tandis que la conseillère concernée a également déposé une plainte, comme l'a indiqué son père, Emmanuel Laloux, à l'AFP.
La vidéo, supprimée mais toujours visible par le biais d'extraits, contient des commentaires dégradants où l'influenceur s'en prend à l'élue en utilisant le terme "mongolienne" pour la désigner. Il a affirmé : "Moi je n'ai pas envie d'un mongolien dans ma ville. Si un mongolien devient maire, je me barre." Cette provocation a véritablement choqué sa famille et le milieu municipal.
Soutien indéfectible pour Éléonore
En réaction, le maire a également écrit à Emmanuel Macron pour demander une condamnation claire de ces discours inacceptables. Il a exprimé sa préoccupation face à la tendance alarmante de la banalisation de la haine et des discriminations dans les discours publics, soulignant la nécessité urgente d'agir.
Emmanuel Laloux a tenu à souligner que sa fille, bien qu'elle n'ait pas visionné la vidéo, en a été informée et a été profondément affectée. Elle bénéficie d’un immense soutien de la part de l'équipe municipale et de ses amis. Cette situation n’est malheureusement pas une première pour elle, mais elle est déterminée à continuer de défendre son rôle d'élue.
Réactions politiques fortes
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, a également dénoncé sur les réseaux sociaux l'irresponsabilité de ceux qui utilisent le handicap comme sujet de dérision, qualifiant ces actes de lâcheté. La ministre chargée de l'Autonomie, Camille Galliard-Minier, a ajouté que "la liberté d'expression ne doit pas servir de prétexte à la stigmatisation." Elle a rappelé que le respect de la dignité humaine était fondamental pour notre République.
Ce triste incident soulève des questions cruciales sur l’inclusion et la représentation des personnes en situation de handicap dans la société. C’est un appel à la réflexion pour éviter que de tels actes ne se reproduisent et pour garantir un espace public inclusif et respectueux.







