À peine entré dans la résidence des Jardins d’Arcadie, ouverte en début d'année, on pourrait penser à une retraite paisible. Pourtant, pour certains résidents, la réalité est bien différente.
Claudine Haag, 83 ans, résidente depuis février 2025, se retrouve confrontée à un véritable calvaire. Dans son appartement, orienté au nord, la brise océane a laissé place à une chaleur suffocante à l'approche de l'été. Originaire de Ré, elle a vendu sa maison pour retrouver son fils dans l'Oise, mais peine à se loger ici. Son rêve de retraite paisible aux Jardins d’Arcadie se fissure, à seulement deux cents mètres de la plage.
Cette octogénaire, souffrant d’apnée du sommeil, témoigne de son désarroi face à l’absence de volets dans son appartement : « l’été dernier, c’était un véritable enfer. Je ne pouvais pas ouvrir ma fenêtre sans craindre une intrusion nocturne. » Les volets, choisis pour des raisons esthétiques par l’architecte, semblent désormais être un point de contention parmi les locataires.
« Je ne comprends pas pourquoi la pose des volets n’a pas été considérée plus tôt », déclare Stéphane, son fils vivant en Suisse, qui reste attentif à la situation de sa mère.
Les températures dans l'appartement de Claudine ont atteint 32 degrés au cours de certaines nuits. La retraitée s’efforce de rendre son espace plus supportable avec des plantes, mais s’interroge : « des résidents se plaignent en silence, mais comment éviter une tempête de frustration ? »
Des solutions à l'horizon
Du côté de la direction, une oreille attentive semble se pencher sur cette problématique. Justine Desvilles, la directrice de l’établissement, confirme que des mesures pour la pose de volets sont envisagées. Cependant, cela nécessitera une assemblée extraordinaire, ainsi que des démarches administratives complexes.
« Nos artisans sont prêts, mais la validation par les propriétaires passera par un long processus, incluant un permis de construire », explique-t-elle. Les résidents espèrent que leur voix sera entendue avant que les températures estivales ne grimpent à nouveau, exacerber leur inconfort.
Alors que les débats autour des volets persistent, la question se pose : jusqu’où ira-t-on pour garantir un cadre de vie décent à des résidents qui, comme Claudine, ont aspiraient à une retraite tranquille, mais se voient confrontés à des conditions insupportables ?







