Une enquête ouverte par le parquet de Dunkerque vise des agents de la marine nationale suite à des accusations « d’injures publiques » basées sur l'origine, l'ethnie ou la religion. Cette enquête s'inscrit dans une série d'allégations concernant des comportements racistes lors des missions de sauvetage maritime des migrants cherchant à rejoindre le Royaume-Uni.
Charlotte Huet, procureure à Dunkerque, a confirmé que des faits de « mise en danger de la vie d’autrui » font également l'objet d'une investigation. Le signalement initial a été effectué le 13 avril par le préfet maritime de la Manche après qu'un agent ait dénoncé le comportement de plusieurs collègues sur le navire Ridens, affrété par l'État pour ces opérations de secours.
Des déclarations choquantes sur les migrants
Un article publié par Le Monde révèle qu'une femme ayant participé à des missions sur le Ridens a entendu un collègue qualifier les migrants de « animaux », ajoutant qu'il faudrait « les brûler au lance-flammes ». De telles déclarations jettent une ombre préoccupante sur la profession et son engagement à secourir des vies.
Elle décrit également des conditions inquiétantes à bord, où des migrants n'auraient reçu qu'une petite ration d'eau durant des missions lorsqu'il était prouvé qu'il y avait suffisamment de réserves. Ces faits soulèvent des questions fondamentales sur l'humanité des opérations de secours en mer et sur la formation des membres d'équipage.
En réaction, des mesures conservatoires ont été mises en place pour protéger les victimes potentielles et les témoins, bien que la préfecture maritime n'ait pas divulgué plus de détails à ce sujet. L'enquête judiciaire, qui sera dirigée par le groupement de gendarmerie maritime de la Manche, vise à confirmer les allégations afin de déterminer si la compétence du parquet militaire devrait être engagée.
Cette affaire résonne comme un écho de plus grande préoccupation sociétale concernant le traitement des migrants et la déontologie des opérations de secours maritimes. Les experts appellent à une réévaluation des normes et des pratiques de secours afin d'assurer non seulement la sécurité, mais aussi le respect de la dignité humaine.







