Depuis novembre dernier, les Landes appliquent une suspension automatique du permis de conduire en cas d'utilisation du téléphone au volant. Alors que ce dispositif sera étendu à la Charente-Maritime dès le 1er mai, un premier bilan fait état d'effets positifs dans ce département landais.
Thibault, un conducteur local, témoigne de son expérience après avoir perdu son permis durant deux semaines suite à une infraction. "Ce fut un électrochoc : je pensais à mon travail, et la réalité de cette mesure m'a frappé", confie-t-il. Il raconte avoir été arrêté le 8 janvier alors qu'il repositionnait son téléphone sur le tableau de bord en pleine circulation.
Dès sa mise en œuvre, le dispositif a engendré une suspension temporaire du permis, variant de 15 jours à 6 mois, pour les contrevenants. En l'espace de quelques mois, 350 permis ont été retirés, entraînant une réduction de 10 % des infractions signalées dans les Landes, selon les autorités localisées.
Cette expérience a profondément changé Thibault, qui a dû poser des congés et suivre un stage de sensibilisation. "Après cela, je me suis promis de ne plus jamais utiliser mon portable au volant", déclare-t-il, soulignant l'importance de transmettre cet apprentissage à son entourage.
Une suspension de deux semaines, un juste équilibre
Les nouvelles réglementations stipulent qu'il est désormais nécessaire de couper le moteur pour utiliser son téléphone. À Mont-de-Marsan, il a été observé que deux tiers des permis suspendus concernent des hommes, bien conscients des risques associés à leur usage. "C'est tentant de s'en servir, même pour une seconde, mais cela peut avoir des conséquences graves", souligne un automobiliste.
Jean Bourgoin, président de l'auto-club des Landes, évoque l'intérêt de cette mesure : "L'annonce de cette suspension influe positivement même sur ceux qui n'ont pas été pris, car cela les incite à éviter l'usage du téléphone au volant." Le préfet des Landes a indiqué qu'il se donnerait jusqu'à cet été pour évaluer et potentiellement ajuster la portée de cette mesure.
Similaire dans d'autres départements tels que le Lot-et-Garonne et le Pas-de-Calais, ce dispositif montre qu'une prise de conscience collective est en marche face aux dangers de l'usage du téléphone en conduisant.







