Plus d'un consommateur sur deux dans les Hauts-de-France privilégie les magasins hard discount, selon une étude sectorielle. Les prix compétitifs sont-ils durables ? Les interrogations se multiplient, notamment avec la récente annonce d'une augmentation des tarifs du gaz de plus de 15 % à partir du 1er mai. Ce changement est une conséquence directe de la flambée des prix liés aux tensions géopolitiques, notamment en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Pour de nombreux abonnés, cette hausse est une échéance redoutée. Erick Pasquier, responsable énergie de Que Choisir Ensemble (anciennement UFC Que Choisir) Amiens-Somme, partage des conseils pour réduire ces nouvelles dépenses. Un contrat à prix fixe permet d'échapper à l'augmentation pour certains clients, mais malheureusement, près des trois quarts des abonnés seront impactés.
Comment réduire sa facture de gaz ?
Pour atténuer l’impact de cette hausse, Erick Pasquier recommande notamment d’opter pour des travaux d'isolation dans les logements, une stratégie à long terme, mais il évoque également la possibilité de changer de fournisseur immédiatement. Cela peut se faire facilement en consultant des tableaux de comparatifs adaptés aux consommateurs : "Il est également possible de signer des contrats à prix fixe d'un an ou de deux ans, et vous avez la flexibilité de changer de fournisseur à tout moment, même après avoir choisi une offre fixe."
Par ailleurs, le gouvernement prévoit une interdiction des chaudières à gaz dans les nouvelles constructions d’ici la fin de l'année, marquant ainsi un tournant vers d'autres sources d'énergie. Cependant, Pasquier souligne que tous les consommateurs ne seront pas égaux face à cette transition : "Certains, en raison des contraintes techniques, notamment dans les logements collectifs ou pour les locataires, peuvent se retrouver piégés avec aucune possibilité d'évolution."
Que faire si vos cotisations de mutuelle ont augmenté en 2026 ?
L'association Que Choisir Ensemble se bat également contre l'augmentation prévue des cotisations des complémentaires santé en 2026, bien que cette hausse soit contraire aux dispositions de la dernière loi de financement de la sécurité sociale. "Nous avons contacté plus de 4 000 adhérents et il apparaît clairement que le gel des cotisations n’a pas été respecté. Nos membres signalent une augmentation moyenne de 106 euros, atteignant même 180 euros pour un couple, ce qui est inacceptable," exprime Pasquier.
Ici aussi, il est conseillé d’exploiter la concurrence en utilisant des outils de comparaison, sachant qu’il est possible de résilier sa mutuelle après un an d’engagement. Tourner la situation à son avantage devient essentiel dans ce contexte économique tendu.







