Le 1er novembre 2025, Mathis a tragiquement perdu la vie à Lille, renversé par un conducteur qui aurait consommé du protoxyde d'azote. Cinq mois après cette perte, Emmanuel Polart, le père de Mathis, témoigne de son chagrin et appelle à des réformes legislatives pour mieux sanctionner la conduite sous l'emprise de ce gaz dangereux.
La situation alarmante du protoxyde d'azote
Pour Samuel Finielz, procureur de la République de Lille, le protoxyde d'azote constitue une problématique de santé publique et d'ordre public : "Les maires et préfets ont déjà pris des arrêtés pour interdire sa consommation sur la voie publique. La sécurité publique est également mise à mal, en témoignent les accidents tragiques survenus récemment".
Une législation à revoir
Le décès de Mathis a profondément choqué le Nord de la France. Le procureur souligne cependant la complexité de la détection des effets du protoxyde d'azote dans le cadre judiciaire. "Actuellement, il n'existe pas de méthodes scientifiques rapides pour établir si un conducteur est sous l'emprise de cette substance, contrairement aux tests pour l'alcool ou les drogues", explique-t-il. Cette lacune rend difficile toute évolution législative.
Appel à la responsabilité des conducteurs
Malgré cela, les lois existantes prévoient des sanctions significatives. Samuel Finielz déclare : "Conduire sous protoxyde d'azote peut entraîner des peines allant jusqu'à 10 ans d'emprisonnement pour homicide routier". Dans les enquêtes sur ces accidents, des analyses toxicologiques sont systématiquement réalisées pour apporter des preuves en cas de culpabilité.
Quant à la vente de protoxyde d'azote, elle est déjà régulée : interdite aux mineurs et dans les établissements de boisson. Le procureur ajoute : "Les parents doivent être vigilants. Si vous constatez que votre enfant consomme ce gaz, il est crucial d'en discuter avec lui et de le diriger vers des ressources de soutien à la toxicomanie." En parallèle, un nouveau projet de loi, RIPOSTE, devrait être débattu au parlement à l'automne 2026, visant à créer de nouveaux délits contre ce gaz hilarant.







