Deux semaines seulement après son élection comme maire de Moncontour (Côtes-d’Armor), Olivier Pellan a pris la décision difficile de démissionner. Élu avec une majorité de 53,19 % des voix, son mandat a été brusquement interrompu à la suite de menaces et de vandalismes ciblant son domicile et son véhicule. D'après un communiqué de l'Association des maires de France 22, ces actes de violence sont inacceptables et nécessitent une réponse judiciaire forte, comme le rapporte ICI Armorique.
Les dégradations se sont manifestées sous forme de tags sur le domicile du maire, incluant des messages en référence à une subvention controversée allouée à une école privée. Pellan, dans une interview accordée à ICI Armorique, a expliqué: "C’est une référence à une subvention que j’ai allouée à une école privée. Beaucoup de personnes ne sont pas en accord avec cette subvention." Cette première attaque a déclenché une plainte auprès des autorités.
Un sentiment d'insécurité grandissant
Peu après, son véhicule a également été victime de dégradations, ce qui a conduit à une seconde plainte. En raison de l'intensification de ces violences, le maire a déclaré : "Je dois protéger ma famille et mon couple. On ne sait pas de quoi les gens sont capables." Son témoignage résonne avec les témoignages d'autres élus ayant subi intimidations et menaces, révélant une tendance alarmante de violence envers les représentants locaux.
Une vague de soutien
Cette démission a suscité une vive réaction parmi les élus locaux et les citoyens. Xavier Hamon, secrétaire général de l’AMF 22 et maire de Le Quillio, s'est dit “sidéré”, précisant que c'était la première fois qu'il voyait une telle démission dans un délai aussi court. Face à cette escalade de violence, une mobilisation pour soutenir la démocratie est prévue ce lundi 30 mars devant la mairie. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix expriment leur solidarité avec Pellan, exprimant leur indignation face à ces événements déplorables.
Cette situation met en lumière les défis croissants auxquels sont confrontés les élus locaux. Les résultats d'une étude réalisée par l'Association des maires de France montrent que plusieurs maires font face à des agressions et menaces, tant physiques qu'en ligne, rendant leurs fonctions de plus en plus périlleuses.







