À l'occasion des municipales de 2026, les Écologistes reviennent avec une proposition audacieuse : installer un passage piéton au milieu du périphérique parisien, un projet qui ne manque pas de susciter les débats. Cette idée a été mise en avant par David Belliard, représentant du groupe, lors d'une conférence de presse à Paris. "Notre ambition est de changer la morphologie du périphérique pour en faire un boulevard urbain", a déclaré Belliard, soulignant que cette transformation pourrait redéfinir l'identité même de cet axe routier a contrario de son statut actuel de voie autoroutière.
Ce projet, loin d’être nouveau, avait déjà été proposé par les Écologistes lors des municipales de 2020, comme le souligne TF1 Info. L'évolution des règles de circulation, notamment la réduction de la vitesse maximale à 50 km/h sous l'administration d'Anne Hidalgo, a rendre cette proposition quelque peu plus viable. Cependant, des voix s'élèvent contre ce projet : Rachida Dati et Valérie Pécresse, candidates des partis LR et MoDem, militent pour un retour à la vitesse antérieure de 80 km/h, arguant que des revêtements phoniques pourraient compenser l'impact sonore. "Augmenter la vitesse, c'est prioriser des intérêts idéologiques au détriment de la santé des riverains", a répliqué un membre de la gauche.
Vers une modération des vitesses sur le périphérique ?
La transformation du périphérique en boulevard urbain nécessiterait une baisse significative de la vitesse autorisée, passant à 30 km/h dans certains secteurs. En pratique, le premier passage piéton pourrait voir le jour porte de Gentilly, à la frontière des 13e et 14e arrondissements. Les projections coûtent entre 10 et 15 millions d'euros. Si le candidat Emmanuel Grégoire remporte les élections, son équipe envisage de terminer les aménagements pour le covoiturage sur le périphérique.







