Marine Le Pen a affirmé le 7 juillet son intention de se pourvoir en cassation suite à sa récente condamnation. Elle persistait également à se déclarer candidate à la présidence de la République pour le Rassemblement national, malgré la controverse.
Selon Raphaël Glucksmann, non encore officiellement candidat, cette décision de Le Pen est une véritable " fuite en avant" qui place la France dans une "situation intenable".
Il s'est interrogé sur les implications d'une éventuelle présidence Le Pen, affirmant : "Le risque, c’est qu’une personne condamnée pour détournement de fonds publics puisse accéder à l’Élysée. Les Français ne doivent pas devenir des juges ; c’est à la justice de se prononcer. Cependant, la question mérite d’être posée : Faut-il élire une personne avec un tel passif ?"
Une exigence éthique fondamentale
Raphaël Glucksmann met l'accent sur l'importance de l'éthique dans nos institutions. Selon lui, "nous avons évolué d’une époque où un ministre mis en examen devait démissionner à celle où une personne condamnée pour détournement de fonds publics puisse valider sa candidature à la présidence". Pour lui, cela pose un problème majeur dans notre démocratie.
Il conclut en soulignant l’inadéquation de la situation actuelle avec les valeurs du gaullisme que certains au sein du Rassemblement national tentent de revendiquer, en se demandant : "Peut-on imaginer le général de Gaulle entrant à l’Élysée avec un bracelet électronique ?" La problématique du respect de l'éthique politique semble donc plus cruciale que jamais pour l'avenir de la démocratie en France.







