La Tim-e melli-e, célèbre équipe nationale iranienne de football, a récemment atterri à Tijuana, ville frontalière mexicaine, afin d'y établir son camp de base pour la Coupe du monde 2026. Ce changement de dernière minute fait suite à des complications liées à l'obtention de visas d'entrée aux États-Unis, exacerbées par le contexte politique actuel. Le quotidien mexicain Esto souligne que les Iraniens ont réussi à obtenir leurs visas seulement dix jours avant leur premier match, un processus qui a été semé d'embûches.
Initialement, l'équipe avait prévu de s'entraîner à Tucson, en Arizona, mais a dû modifier ses plans en raison de l'incertitude quant à l'octroi de ces visas. La situation a été qualifiée d'« affront » par certains représentants de la Fédération iranienne, notamment Mehdi Taj, son président, qui n'a pas réussi à obtenir son propre visa. À quelques jours de l'événement mondial, il est indiqué que l'équipe ne pourra se rendre aux États-Unis que la veille de ses matchs, limitant ainsi sa préparation.
Les déceptions ne s'arrêtent pas là. La Fédération iranienne a récemment annoncé que son quota de billets attribués par la FIFA avait été retiré, une information qui, bien que non confirmée, pourrait priver de nombreux supporteurs iraniens de la chance de soutenir leur équipe sur place. La FIFA accorde habituellement 8 % des billets à chaque nation participante, laissant ainsi libre cours à la distribution par les fédérations nationales.
L'Iran affrontera la Nouvelle-Zélande le 15 juin, suivie d'une rencontre contre la Belgique le 21 juin, avant un match contraignant à Seattle contre l'Égypte le 26 juin. Alors que les défis s'accumulent, l'équipe reste déterminée à montrer son potentiel sur la scène internationale, malgré les difficultés logistiques et les obstacles politiques qui pèsent sur son parcours.







