Dans un entretien exclusif accordé au Parisien, Gabriel Attal a détaillé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, annonçant les quatre « chantiers capitaux » qui constitueront le cœur de son programme : l'éducation, les salaires, la gestion des frontières et l'intelligence artificielle.
Attal, ancien Premier ministre, a exprimé sa ferme conviction que la France peut redevenir la première puissance européenne si elle parvient à exceller dans ces domaines. Sur le sujet de l'éducation, il a déclaré qu'il mettrait en place des décrets pour améliorer le niveau scolaire dès la rentrée 2027, en incluant notamment des mesures pour restaurer l'autorité des enseignants et le bien-être des élèves.
« La réussite de notre pays est en jeu. Nous avons observé une baisse de 15 % des dépenses allouées à l'éducation et la recherche au cours des trois dernières décennies, contrairement à d'autres nations développées », a-t-il souligné. Cette situation, selon lui, crée un risque de fracture générationnelle, où les jeunes pourraient se sentir abandonnés par leur pays.
Priorités du programme : éducation et salaires
En ce qui concerne les salaires, Attal a affirmé vouloir réduire l'écart entre le brut et le net, tout en promettant une réforme de l'assurance-chômage et l'introduction d'une « préférence travail » pour l'immigration. Il envisage également un plan ambitieux pour former vingt millions de salariés aux nouvelles technologies, notamment l'intelligence artificielle.
Interrogé sur la question de la gestation pour autrui (GPA), Attal a indiqué qu'il était favorable à un débat ouvert sur le sujet, évoquant la nécessité d'une « liberté de vote » au sein des partis. Son message est clair : il souhaite relancer l'espoir et éviter les discours de déclin, promouvant une vision positive pour l'avenir de la France.







