La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, semble perdu dans la tourmente. Après une défaite marquée lors des élections municipales, sa campagne présidentielle semble également s’enliser. À un an de l’élection, elle subit des critiques, même au sein de son propre parti.
Le 5 mai à La Bellevilloise, dans un cadre représentatif du boboland parisien, Tondelier a tenté de galvaniser ses partisans lors d’un meeting qui a fait ressurgir des ombres de son leadership. L’atmosphère était lourde et les espoirs se sont rapidement évanouis. Comme le note la députée Clémentine Autain, « on est clairement sur une thérapie de groupe, pas un meeting politique ». Les doutes pèsent sur sa capacité à mobiliser une base souvent désalisée.
Les récentes municipales ont été un désastre pour les Verts : des villes comme Poitiers ont vu leurs maires écologistes remplacés par des centristes, un véritable coup dur pour la crédibilité du mouvement. La situation à Bordeaux, Strasbourg, et Besançon ne fait qu’aggraver la situation. Pour Tondelier, ces débâcles électorales compliquent encore davantage sa vision pour la présidentielle, alors qu'elle peine à effacer les souvenirs d'une campagne présidentielle 2022 jugée calamiteuse, où son prédécesseur, Yannick Jadot, n'avait récolté que 4,63 % des voix.
Les critiques fusent aussi. Sur TF1, Tondelier a exprimé sa colère contre certains leaders de gauche, un signe de son incapacité à unifier les différentes tendances. Selon des observateurs, « la gauche a été toxique pour elle-même dans cette campagne », ajoutant à la difficulté de son positionnement politique. Sa candidature présidentielle à venir est déjà remise en question par des sondages révélateurs, affichant une popularité en berne, à peine 4 %.
Le malaise est palpable. Des hommes politiques et experts, comme Bruno Bilde, soulignent que la manière dont Tondelier dirige pourrait conduire à un effondrement interne du parti : « Si elle conduit ce parti comme elle agit à Hénin-Beaumont, les écologistes n’ont clairement plus besoin d’adversaires ».
Alors, quel avenir pour Marine Tondelier ? La route semble semée d’embûches et son choix de camp reste flou, avec le poids de M. Mélenchon et le PS à la fois sur ses épaules. Son leadership est mis à l’épreuve, et toute décision pourrait potentiellement engendrer des divisions irréparables. Les échos de la politique actuelle pressent Tondelier à redéfinir son rôle dans ce paysage difficile, où chaque mouvement compte.







