Ce mercredi marque le début d'un débat public au Sénat sur un projet de loi-cadre concernant le développement des transports. À cette occasion, la région Nouvelle-Aquitaine lance un cri d'alarme : elle exige que l'entretien des petites lignes de train soit réintégré sous la responsabilité de SNCF Réseau.
La défense des petites lignes de train : c'est le mot d'ordre de la région, qui interpelle les parlementaires à l'approche de ce débat crucial. Ce projet inclut une loi de programmation ferroviaire visant à planifier et financer les travaux nécessaires sur l'ensemble du territoire. Selon Renaud Lagrave, vice-président du Conseil régional, "C'est un débat historique : depuis dix ans, il n'y a jamais eu un tel moment de discussion". Cependant, il alerte sur le fait que la région n’a plus les moyens de rénover certaines de ses lignes de train.
A l'occasion de ce débat essentiel, la région a soumis plusieurs amendements aux parlementaires. Parmi ces propositions, l'un d'eux vise à réintégrer les lignes de desserte fine dans le champ d'action de SNCF Réseau, des lignes qui ont été exclues depuis 2021.
Un contexte financier difficile
Cette demande est d'autant plus pressante dans un contexte économique tendu. Renaud Lagrave explique : "Nous sommes confrontés à une baisse des dotations de l'État, environ 300 millions d'euros en deux ans, ainsi qu'à une hausse des péages ferroviaires." Il précise qu'il est devenu impossible de financer les travaux nécessaires, au risque de voir fermer encore plus de lignes dans les années à venir. "L'heure des choix est arrivée", conclut-il.
Parmi les lignes menacées, on trouve notamment celle qui dirige vers le Médoc, "qui est dans un état préoccupant". Des initiatives sont également en cours pour rouvrir certaines liaisons, comme celle reliant Blaye à Saint-Mariens, fermée aux voyageurs depuis 1939. D'autres fermetures potentielles touchent les lignes arrivant en Gironde, notamment celles en provenance de l'est ferroviaire.
Selon des données fournies par SNCF Réseau, 400 millions d'euros sont requis chaque année au niveau national pour l'entretien de l'ensemble du réseau ferroviaire, ce qui inclut la réouverture de lignes et la modernisation des infrastructures. Cette situation souligne l'urgence d'agir pour préserver le maillage ferroviaire français.







