Une récente enquête de France Info a mis en évidence un système inquiétant de recrutement de jeunes filles, incluant des mineures, orchestré par des proxénètes sur la plateforme TikTok. En réponse à ces révélations, Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, a annoncé sa décision de saisir l’Arcom ainsi que la Commission européenne.
"La plateforme est une nouvelle fois sous les projecteurs", souligne Sarah El Haïry, qui a pris cette initiative après la diffusion d'une enquête révélatrice le 9 avril. Dans son message, elle a déclaré : "J'ai saisi l'Arcom et la Commission européenne pour renforcer la lutte contre le cyberproxénétisme, en réaction à l'enquête réalisée par France Info".
Dans cette enquête, il a été rapporté que les journalistes avaient identifié plus de 350 propositions de recrutement accessibles, souvent accompagnées de promesses d'argent facile. Ces annonces sont souvent très explicites, selon France Info.
Les éléments recueillis montrent que les termes utilisés par les recruteurs sont clairs, allant jusqu'à se désigner comme des proxénètes dans leurs vidéos. Cela soulève la question alarmante de la sécurité de ces adolescentes sur les réseaux sociaux.
Exploitation des vulnérabilités des jeunes
Sarah El Haïry a précisé que ces annonces ciblent spécifiquement les adolescentes et exploitent leurs vulnérabilités et leur isolement. Dans sa lettre à Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne, elle dénonce le risque croissant que ces pratiques font peser sur la jeunesse.
Face à cette problématique, l'intervention de TikTok est attendue, bien que la plateforme ait affirmé qu'elle ne tolère pas les services sexuels. L’enquête souligne néanmoins des failles dans la modération des contenus, appelant à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour protéger les jeunes utilisateurs.







