Au Liban, la douleur est palpable alors que 51 personnes ont perdu la vie depuis le début du conflit actuel. La presse est en deuil après la mort de trois journalistes, tués par une frappe israélienne sur leur véhicule dans le sud du pays, le 28 mars. Le président libanais, Joseph Aoun, a activement dénoncé cette attaque, la qualifiant de "crime flagrant".
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Les images illustrent la destruction totale causée par la frappe. À l'intérieur du véhicule, des équipements tels qu'un casque, un gilet pare-balles et des outils appartenant aux trois journalistes libanais tués ce jour-là, rappellent tragiquement le danger pesant sur les reporters de terrain. "C'est la liberté de la presse et la liberté du journalisme qui sont bafouées, en dépit de tout accord ou de texte international. Aucun casque ni gilet ne peut nous protéger," déclare un correspondant de la chaîne al-Mayadeen, où les victimes étaient employées.
Les victimes incluent le correspondant Ali Shoeib, le caméraman Mohammed Ftouni et sa sœur, la journaliste Fatima Ftouni, qui collaborait également avec al-Mayadeen, un média réputé proche du Hezbollah. "C'était une résistante, elle se battait pour sa terre," confie une résident du quartier, ému par cette perte.
Ali Shoeib, un agent du Hezbollah, selon l'armée israélienne
Ce ciblage soulève des interrogations. L'armée israélienne avance que Shoeib était en réalité un membre d'une unité d'élite du Hezbollah, masquant ses activités sous la couverture d'un journaliste. "Shoeib révélait les positions de nos troupes et communiquait directement avec le Hezbollah," soutient l'armée dans un communiqué.
Pour sa part, le gouvernement libanais ai dénoncé un acte de guerre et une violation flagrante du droit international, affirmant son intention de porter plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU. "Nous ne laisserons pas passer le ciblage délibéré de journalistes sans réponse," déclare Paul Marcos, ministre libanais de l'Information.
En réponse à cette tragédie, un rassemblement de solidarité réunissant des dizaines de journalistes a eu lieu dans le centre de Beyrouth. Depuis le début des hostilités, près de 1 200 vies ont été perdues au Liban, alimentant la colère et la mobilisation de nombreux compatriotes.







