Lors d'un forum à Miami, Donald Trump a déclaré que les États-Unis pourraient envisager de ne pas secourir l'Otan en cas de besoin, revenant ainsi sur ses critiques acerbes de l'Alliance atlantique.
Il a affirmé : "Ils n'étaient tout simplement pas là" en se référant à l'absence de soutien militaire de ses alliés dans le contexte de la sécurisation du détroit d'Ormuz. Même s'il continue à investir des milliards pour l'Otan, il s'interroge sur les réelles intentions de leurs partenaires.
"Nous avons dépensé des centaines de milliards pour protéger ces pays, et même avec cela, je me demande si nous devrions continuer," a-t-il ajouté.
Les États-Unis "s'en souviendront"
Ces derniers jours, Trump a multiplié les remarques négatives envers l’Otan, la qualifiant de "tigre de papier". Il a également promis que les États-Unis "s'en souviendraient" des réactions de ses alliés.
Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et d'autres pays se sont, quant à eux, engagés à assurer la sécurité de la navigation dans le détroit, mais sans contributions militaires directes, aggravant ainsi la tension dans la région.
Ce contexte est d'autant plus préoccupant, alors que le trafic maritime dans cette zone cruciale est paralysé, provoquant une hausse significative des prix de l'énergie.
Dans ce cadre, Trump a également affirmé que les opérations militaires contre l'Iran se déroulaient comme prévu, renforçant ainsi son image de leader fort, bien qu'aux dépens des relations avec l'Otan. Des experts en relations internationales s'inquiètent des conséquences de ce discours pour l'unité de l'Alliance, soulignant que de telles déclarations pourraient créer un climat de méfiance et d'incertitude.







