Dès le 1er mars, les patients vont voir leur facture augmenter en cas de passage aux urgences ou d'hospitalisation. Le gouvernement a décidé de rehausser les forfaits hospitaliers, ces sommes laissées à la charge des assurés et qui ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie. Cette mesure vise à renflouer les caisses de la Sécurité sociale, mais elle soulève des questions sur qui supportera réellement ces coûts supplémentaires.
Le projet d'arrêté transmis au conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie souligne une hausse significative pour les patients. Les frais de participation à l'hôpital, appelés "forfaits hospitaliers", représentent une part essentielle de la contribution aux soins. Ces montants, non couverts par l'assurance, sont devenus une préoccupation croissante, notamment à l'approche de cette augmentation.
Concrètement, le forfait hospitalier passera de 20 à 23 euros par jour, tandis que le montant lié au secteur psychiatrique augmentera de 15 à 17 euros. De plus, le forfait d'urgence, applicable pour une visite sans hospitalisation, verra son tarif s'élever de 19 à 23 euros.
Les nouvelles augmentations, variant entre 3 et 4 euros, représentent une hausse de 8% à près de 20%. En outre, un autre ajustement de près de 5% sur les prestations hospitalières complétera ce changement. Ensemble, ces dispositions ont pour but de générer un apport financier estimé à près de 450 à 466 millions d'euros à l'année, nécessaire pour la durabilité des comptes de la Sécurité sociale. Comme l'indique France info, cette augmentation est controversée et soulève des inquiétudes quant à l'accessibilité des soins.
Qui paiera vraiment ?
Il est important de noter que ces forfaits ne bénéficient pas d'un remboursement par l’Assurance maladie, ce qui signifie qu'ils seront principalement à la charge des assurés. En France, environ 85 à 95% des citoyens disposent d’une complémentaire santé qui devrait prendre en charge une partie de ces frais. Cependant, cette réalité soulève des interrogations quant aux inégalités d'accès aux soins face aux nouveaux tarifs imposés.
Les experts soulignent que ces augmentations risquent d’augmenter le renoncement aux soins pour une partie de la population. Selon une étude de CTG, un renoncement aux soins est souvent observé en période de hausses des tarifs, ce qui mérite d'être surveillé de près à l'approche de ces nouvelles mesures.







