Le 16 janvier, un avion a atterri à l'aéroport Maiquetia de Caracas, ramenant avec lui 231 migrants vénézuéliens expulsés des États-Unis. C'est le premier vol de ce type depuis la capture du président Nicolas Maduro le 3 janvier dernier, un événement qui marque un tournant dans la politique vénézuélienne sous l'administration intérimaire de Delcy Rodriguez.
Ce retour des migrants s'inscrit dans le cadre d'un programme officiel dénommé « Retour à la patrie », qui a été relayé par le gouvernement avec force communication. Alors que le président américain, Donald Trump, a fait de l'expulsion des migrants une priorité de son mandat, ces opérations se sont poursuivies malgré la présence militaire des États-Unis dans la région depuis août dernier.
À leur arrivée, les migrants ont montré des signes de soulagement, affichant le signe de la victoire avec leurs doigts, selon des journalistes de l'AFP présents sur place. Cependant, comme le souligne le quotidien français Le Monde, la presse n'a pas eu la possibilité d'échanger librement avec eux, ceux-ci étant soumis à des contrôles policiers stricts.
Dans le contexte politique actuel, Delcy Rodriguez a déjà signé plusieurs accords avec les États-Unis, notamment des ententes pétrolières, et a annoncé des mesures concernant la libération de prisonniers politiques. Ces décisions sont perçues comme des efforts pour établir un dialogue avec l'administration américaine, et Trump a récemment déclaré que son gouvernement « travaillait bien » avec les nouvelles autorités vénézuéliennes.
Les conséquences des expulsions de migrants sont multiples, tant sur le plan humain que politique. Des experts soulignent que cette dynamique pourrait affecter la perception internationale du nouveau gouvernement et la situation des droits de l'homme au Venezuela. Selon l'analyste politique Javier Corrales, « ces expulsions illustrent les complexités des relations entre les deux nations, surtout dans un climat de changement politique au Venezuela ».







