Bobigny (France) – Le producteur Babiry Sacko, surnommé Babs, a été jugé pour des violences aggravées à l'encontre d'une amie de Jérémy Bany Owona, mieux connu sous le nom de Werenoi, décédé le 17 mai dernier. En pleine tourmente émotionnelle et financière, il a nié toute agression malgré des accusations qui se répètent.
Dans un contexte où les proches de Werenoi s'affrontent sur fond de conflits financiers, Babs a fait une entrée remarquée au tribunal, arborant un style décontracté, mais avec l'éclat d'un homme préoccupé. En effet, il est actuellement en semi-liberté après avoir purgé une peine liée à une affaire d’extorsion avec violence, ce qui soulève des interrogations quant à son comportement actuel.
Lors de l’audience, Babs a longuement évoqué un million d'euros que, selon lui, il avait transféré à Werenoi pour l'acquisition d’un bien immobilier à Dubaï, prétendant donc réclamer cette somme à la victime, Fatima B., qu’il a inlassablement qualifiée de « voleuse ». Cette situation a été rejetée par la présidente du tribunal qui tentait de recentrer la discussion sur les faits de violence et de cyberharcèlement qui lui sont reprochés.
Fatima B., 35 ans, a affirmé avoir été victime d'une agression le 22 mai dans un bar à chicha à Montreuil, décrivant une scène violente. Selon ses dires, elle aurait été jetée à terre par des membres de l'entourage de Babs, qui lui aurait assené des coups. Au total, elle a reçu sept jours d'incapacité totale de travail pour les blessures infligées, un constat qui inquiète les observateurs de cette affaire à rebondissements.
En garde à vue, Babs était resté silencieux, mais face à la juge, il a affirmé : « Je n’ai commis aucune violence envers elle », tout en concédant qu’il avait été agité lors de leur rencontre. Un gérant de bar a témoigné avoir vu Fatima « bien amochée », tandis que Babs a prétendu ne pas comprendre comment ces blessures avaient pu se produire, une défense qui soulève des doutes.
Pendant ce temps, le procureur a souligné qu'il y avait bel et bien eu des violences, même sans témoignage direct, et a demandé une peine d'un an d'emprisonnement aménagé. De son côté, la défense s'est battue sur le terrain de la crédibilité de la victime, arguant que la version de Fatima B. était bancale.
Les avis divergent et l'affaire continue de captiver les médias et le public. Les tensions entourant la mort de Werenoi et les allégations de violence mettent en lumière les maladies sous-jacentes de l'industrie musicale, comme le souligne un commentaire d’expert de la psychologie, qui affirme que ces conflits financiers peuvent exacerber des comportements violents et manipulateurs.
Le jugement est attendu pour le 19 février, et les yeux sont rivés sur la décision du tribunal, qui pourrait avoir un impact profond sur la réputation de ce producteur controversé.







