Une affaire d’agression sexuelle sur une mineure de 13 ans a été classée sans suite à Valenciennes (Nord), quatre ans après les faits. L’avocate a reçu un document admettant que l’enquête n’avait pu avoir lieu dans les délais, faute de moyens.
Une plainte classée sans suite après quatre ans
À Valenciennes, une plainte pour agression sexuelle sur mineure, déposée en juillet 2022, a été classée sans suite en avril 2026. Ce dossier, impliquant une jeune victime de 13 ans, a été touché par des retards significatifs dans l’enquête, comme l'a rapporté La Voix du Nord.
La plaignante, qui avait accusé son oncle paternel d'agression, a vu son affaire sombrer dans l'oubli, malgré les multiples relances de son avocate. Le courrier de classement indique que « les circonstances n’ont pu être établies en raison de l’impossibilité de réaliser une enquête dans les délais utiles ».
Une justice à deux vitesses
Les services d'enquête, engorgés par une charge de travail excessive, n'ont pas su répondre dans les temps à cette plainte, une situation qui a provoqué l'indignation de l'avocate. Selon un rapport de RTL, elle a souligné : « La justice n’est plus rendue à Valenciennes dans un délai raisonnable », et a adressé une lettre au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, pour exprimer son désarroi.
Dans une déclaration publique, la procureure de Valenciennes a défendu le travail effectué, affirmant que les éléments à sa disposition ne justifiaient pas de poursuites pénales. Toutefois, elle a précisé que des recours sont possibles pour les victimes et leur avocate, leur permettant de contester cette décision à travers diverses voies légales.
Cette affaire met en lumière des lacunes dans le système judiciaire français et soulève des questions sur la protection des mineurs et l'efficacité des enquêtes, alors que les nombreuses victimes de violences continuent de batailler pour obtenir justice.







