Le chef du cabinet des ministres argentin, Manuel Adorni, a annoncé sa démission au président Javier Milei samedi, après avoir reconnu avoir trompé sur ses déclarations patrimoniales. Ce tournant intervient deux semaines après un aveu embarrassant qui a suscité des pressions médiatiques croissantes.
Dans une lettre publiée sur X, M. Adorni a expliqué : "Les attaques médiatiques incessantes que j'ai subies m'ont conduit à prendre cette décision pour protéger ma famille et moi-même. L'acharnement a une limite, et j'ai atteint la mienne." Bien qu'il nie toute malversation, son admission de dissimuler 500 000 dollars au fisc soulève de nombreuses questions.
Pour justifier la dissimulation, l’économiste a évoqué des investissements en cryptomonnaies réalisés entre 2014 et 2018, période antérieure à son ascension politique. Il a promis de régler tous les impôts et amendes liés à cette erreur.
Ce revirement contredit ses précédentes affirmations auprès du Parlement, où il avait déclaré en avril qu'il n'y avait eu aucune dissimulation. Un procès fédéral est actuellement en cours, également impliqué dans des accusations d'achat et de rénovation de biens immobiliers, déterrant chaque semaine de nouvelles controverses.
La dernière en date concerne un reçu d'achat de linge de maison d'une valeur d'environ 5 000 euros, témoignant de l'ampleur du scandale. Agé de 46 ans, Adorni a rapidement gravi les échelons politiques, passant de porte-parole de la présidence à chef du cabinet des ministres, un rôle hybride crucial dans le gouvernement.
Considéré comme un proche de Javier Milei, Manuel Adorni a jusqu'ici profité d'un soutien considérable de la part du président ultralibéral. En réaction, Karina Milei, secrétaire de la présidence et sœur du président, a exprimé son soutien sur X, soulignant les difficultés rencontrées par Adorni.
Au cours de la semaine précédente, il avait également démissionné de son rôle de porte-parole, accentuant les turbulences au sein du gouvernement argentin. Selon des sources à L'Argentin, cette crise pourrait remettre en question la stabilité de l’administration Milei dans les jours à venir.







