Dans la nuit du mercredi 17 juin, Moscou a été le théâtre d'une attaque significative de drones ukrainiens, selon les autorités russes, qui ont rapporté l'interception de 52 appareils. L'incident a causé des dommages à une importante raffinerie dans la capitale.
Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a décrit l'attaque comme "à grande échelle" dans ses déclarations sur Telegram. Pendant ce temps, le président russe Vladimir Poutine accueillait des dirigeants asiatiques pour un sommet Russie-Asean à Kazan. Cette coïncidence pourrait accentuer la pression sur le gouvernement russe alors que la situation s'intensifie.
« Les forces de défense aérienne travaillent sans relâche. Plusieurs drones ont réussi à atteindre la MNPZ, une des plus grandes raffineries de la capitale », a précisé Sobianine. Bien que 52 drones aient été détruits par les systèmes de défense, l'attaque a tout de même provoqué des préoccupations majeures concernant la sécurité de la ville.
La MNPZ, située dans le district de Kapotnia au sud-est de Moscou, appartient à Gazpromneft et représente une source cruciale de carburant pour la ville, alimentant notamment ses aéroports. Il est à noter qu'une attaque similaire avait déjà eu lieu la veille, renforçant l'idée d'une escalade des tensions.
Alerte aérienne
En raison de cette attaque, une alerte aérienne a été déclenchée dans l'un des aéroports principaux de Moscou, le Chérémétievo. Des évacuations de passagers et du personnel ont été organisées pour les diriger vers des abris sécurisés. Les experts militaires soulignent que cette situation pourrait remettre en question la perception de la sécurité en Russie, amplifiant les craintes d'un conflit prolongé.
Des analystes, comme ceux du Monde, estiment que ces actions sont des tentatives de l'Ukraine de montrer sa capacité à frapper à l'intérieur du territoire russe et à fragiliser davantage le moral des troupes et de la population dans ce contexte de guerre en cours.







