Ce vendredi 19 juin marque le début de la phase complémentaire d'admission pour le dispositif Mon Master, qui a pour but de simplifier l'accès aux formations de master. Cette année, près de 270.000 étudiants ont soumis leur candidature via cette plateforme, permettant jusqu'à quinze vœux pour des formations classiques et autant pour des alternances. Toutefois, cette initiative rencontre de graves problèmes de falsification.
Contrairement à Parcoursup, qui vérifie directement les dossiers des candidats, Mon Master repose sur un système déclaratif. Les étudiants sont ainsi responsables de télécharger leur propre relevé de notes, lettres de motivation et autres documents, ce qui pose des inquiétudes à de nombreux enseignants. Ioana Galleron, vice-présidente formation à l'université Sorbonne Nouvelle, souligne : "Rien n'est certifié, tout est déclaratif. C'est devenu plus facile de demander à une IA de générer un faux document." Alors que l'année 2025 a déjà vu cinq ou six cas avérés de fraude, plusieurs centaines d'autres dossiers sont sous surveillance.
Des bulletins truqués et des moyennes artificiellement gonflées
Les responsables des masters indiquent que les falsifications ne sont pas des cas isolés. La montée en puissance de l'intelligence artificielle rend ces fraudes de plus en plus accessibles. Des groupes comme celui de l'université de la Sorbonne Nouvelle maintiennent un œil vigilant sur cette situation. D'autres établissements, notamment à Paris et Lyon, partagent des préoccupations similaires. Des experts mettent en avant la nécessité de mettre en place des mesures plus robustes pour vérifier l'authenticité des documents soumis.
La lutte contre la fraude ne concerne pas uniquement les admissions, elle interroge aussi la valeur des diplômes et la confiance dans les systèmes éducatifs. À l'ère numérique, il est plus que jamais crucial d'assurer l'intégrité des parcours académiques.







