Ce mercredi 17 juin, une vente aux enchères judiciaire s'est tenue dans le local d'Horizon accessoires, un dépôt-vente de camping-cars en Dordogne. Le gérant fait face à plus de 70 plaintes de clients qui l'accusent d'avoir vendu leurs véhicules sans leur reverser les fonds dus. Huit mois après le début du scandale, la frustration des victimes ne faiblit pas.
Lors de cette vente, seuls quelques articles sont encore accessibles dans le magasin déserté. Les clients, dont le nombre a diminué avec le temps, ne cachent pas leur désespoir. "La situation est désastreuse, j'ai laissé un van aménagé d'une valeur de 56.000 euros et je n'espère vraiment pas récupérer mes pertes," déclare Xavier, un des clients éprouvés.
Les tarifs de départ observés lors de la vente témoignent d'une baisse significative de la valeur des biens. "Par exemple, un vélo dont la valeur neuve atteint 600 euros, commence ici à 250 euros. Il est clair que nous ne récupérerons pas grand-chose," explique-t-il, visiblement abattu par la situation.
Un autre client, Jean-Marie, ne cache pas sa colère envers le gérant. "Chaque mois, je perds 360 euros à cause de l'emprunt sur un camping-car dont je n'ai plus la possession. C'est mon budget vacances qui disparait," dit-il, le visage marqué par l'angoisse financière.
L'association Aide aux victimes Horizon Dordogne a vu le jour pour élever la voix de ces clients. Ses membres espèrent que l'enquête judiciaire aboutira bientôt, permettant ainsi de redresser la situation. Toutefois, les avocats du gérant insistent sur le fait qu'il "conteste toute infraction pénale" et travaillent à indemniser au mieux les victimes.
En effet, les perspectives pour ces clients sont sombres : "Une fois les charges payées, il ne restera probablement rien pour nous," conclut Jean-Marie, reflétant ainsi l'incertitude qui règne autour de cette affaire.







