Le climat reste particulièrement tendu dans la rue de Glengormley, au nord de Belfast, alors qu'une forte présence policière est observée. Mercredi 11 juin, la police a dû avoir recours à un canon à eau pour disperser des manifestants, signe d'une seconde nuit de violences consécutives dans la capitale nord-irlandaise. Ces affrontements font suite à une agression au couteau qui a conduit à l'inculpation d'un réfugié soudanais.
Plus d'une centaine de manifestants s'étaient rassemblés dans divers points de la ville, lançant des projectiles tels que pierres et bouteilles en verre en direction des forces de l'ordre. Des émeutes ont éclaté, marquées par l'incendie d'une poubelle, comme l'a rapporté la police. Fort heureusement, le centre de Belfast a été épargné par les violences, contrastant avec la soirée précédente où de graves émeutes anti-immigrés avaient eu lieu.
La famille de la victime se dit "dégoutée"
Identifié comme Stephen Ogilvie, la victime de cette agression a subi des blessures graves, ayant perdu un œil et se trouvant actuellement à l'hôpital dans un état stable. Sa famille a exprimé son "dégout" face aux événements violents qui ont suivi. Ces incidents ont été qualifiés de "choquants" par le Premier ministre Keir Starmer, qui a également évoqué le besoin urgent de renforcer la sécurité. La police nord-irlandaise, de son côté, a annoncé le déploiement d'effectifs supplémentaires pour faire face à la situation explosive.
Des experts en sociologie, comme le Dr Claire Roberts de l'Université de Belfast, soulignent l'importance de comprendre les racines de ce mécontentement, évoquant un climat de tension croissante autour des questions migratoires. Les voix s'élèvent pour appeler à la modération et à une réflexion collective sur l'intégration des immigrants et la paix sociale.







