Les États-Unis intensifient leur pression sur La Havane. Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a déclaré sa détermination à instaurer un changement à Cuba, ceci après l'inculpation de Raul Castro.
Le 22 mai, Marco Rubio a affirmé que le système économique cubain était défaillant, précisant que ce dernier ne pouvait être amélioré sans transformation politique. "Leur méthode pour résister est simplement d'attendre que nous nous lassions", a-t-il ajouté. "Nous ne leur laisserons ni le temps ni le répit. Nous sommes très sérieux, très déterminés".
Bien qu'ayant exprimé son désir d'éviter toute intervention militaire, Rubio a insisté sur une solution diplomatique, insistant sur l'urgence de la situation. Le chef de la diplomatie, d'origine cubaine, demeure un opposant de longue date au régime communiste de l'île.
Une aide de 100 millions de dollars en vue
La récente accusation contre Raul Castro, liée à des événements d'il y a plus de trente ans, suscite des spéculations sur des actions similaires à celles du président vénézuélien Nicolas Maduro, arrêté en janvier. Rubio a évoqué une aide américaine de 100 millions de dollars pour Cuba, mais elle devra être encadrée pour ne pas profiter au conglomérat Gaesa, qui contrôle une part significative de l'économie cubaine.
Présence militaire américaine accrue
Raul Castro, frère de Fidel Castro et figure emblématique du régime cubain, a été inculpé pour un complot d’assassinat des Américains en 1996, un acte qui a soulevé une vague d'indignation à Cuba. Depuis l'arrestation de Maduro, l'administration Trump a exprimé une volonté manifeste de transformation à La Havane.
Dans ce contexte de tensions croissantes, l'armée américaine a annoncé l’arrivée du porte-avions USS Nimitz dans les Caraïbes. Interrogé sur une éventuelle intimidation à Cuba, le président Trump a répondu : "Non, pas du tout".
Alors que la situation évolue, les experts s'interrogent sur les conséquences potentielles d'une telle pression sur un régime cubain déjà fragilisé. Rafael Hernández, un analyste cubain, a exprimé des réserves face à la stratégie américaine, déclarant : "La pression excessive pourrait renforcer les nationalistes au sein du régime plutôt que favoriser le changement souhaité.".







