Après plusieurs reports, le président américain a décidé de retarder à nouveau la signature d'un décret tant attendu concernant la régulation de l'intelligence artificielle. Ce texte stipule que les modèles d'IA les plus avancés devront subir un examen gouvernemental de 90 jours avant leur commercialisation.
Lors d'une conférence de presse le 21 mai, Trump a expliqué : "J'ai repoussé parce que je n'aimais pas certains aspects du décret". Il a ajouté : "Nous devons garder notre avance sur la Chine, et je ne souhaite rien faire qui puisse compromettre cela." Ce décret, qui a déjà été repoussé à plusieurs reprises, soulève des inquiétudes sur la possibilité que des régulations serrées freinent l'innovation des géants technologiques américains comme Google et OpenAI, en concurrence avec leurs homologues chinois.
Une mesure non contraignante mais inquiétante
Historiquement, l'administration Trump a été réticente à l'idée d'imposer des régulations à l'IA, craignant qu'elles n'entravent l'innovation et la compétitivité. Cependant, face à la montée des menaces cybersécuritaires, les choses semblent avoir changé. Les autorités commencent à s'inquiéter des capacités des modèles d'IA modernes à exploiter des vulnérabilités informatiques à un rythme alarmant, risquant de provoquer des attaques contre des infrastructures critiques telles que les réseaux électriques et les systèmes bancaires.
Pour illustrer ce changement de perspective, le site Franceinfo rapporte que la start-up Anthropic a récemment décidé de différer le lancement de sa nouvelle IA, Claude Mythos, en raison de préoccupations liées à la sécurité des systèmes informatiques actuels.







