François Ruffin a officiellement rejoint la course à la présidentielle. Lors d’un meeting à Lyon, il a esquissé les contours d’un projet économique et social, qui se veut en rupture avec la politique menée ces dernières années.
François Ruffin a lancé, samedi 26 avril, à Lyon sa campagne pour la présidentielle de 2027 en tant que fervent défenseur des « travailleurs essentiels ». S'il est élu, il a promis de les protéger par une taxation accrue de leurs employeurs, particulièrement ceux disposant de la plus grande richesse, dans un État où « le dividende est roi ».
Devant près de 2.000 sympathisants présents à ce meeting, le député de la Somme et président du parti Debout ! n’a pas mentionné la primaire à gauche, à laquelle il s’est engagé, laissant planer le doute sur le maintien de sa candidature en cas d'annulation.
Citant des professionnels exerçant des métiers « à forte pénibilité » et souvent mal rémunérés — tels que les aide-soignants, les femmes de ménage, enseignants, et travailleurs temporaires — Ruffin a critiqué un système où « règnent les privilèges », en particulier « fiscaux pour les milliardaires qui paient moins d’impôts que leurs secrétaires ».
Chantre de la désmicardisation
Dans son programme, intitulé « Nos propositions », il s’engage à lutter contre la précarité par une « désmicardisation et une revalorisation » des salaires, à garantir une indexation stricte sur l’inflation, et propose d'augmenter le Smic à 1.700 euros nets par mois dès leur arrivée au pouvoir. Pour les salariés les plus modestes, il souhaite également instaurer une prime obligatoire de 1.000 euros, exemptée de cotisations et de fiscalité.
Ruffin a également dénoncé les grands groupes comme LVMH, soulignant qu'ils reçoivent plus d'aides publiques tout en payant moins d'impôts que de petites entreprises. Il a promis de « rétablir » l’équité fiscale en convoquant des « états généraux de la fiscalité et de la protection sociale ».
« Je suis un député au Smic, je serai un président au Smic aussi », a-t-il affirmé, rappelant qu'il reverse à des associations la partie de son indemnité dépassant le salaire minimum, explicitant ainsi sa vision d'un engagement politique axé sur l'équité sociale.







