L'Union européenne a officiellement approuvé, le 23 avril dernier, un prêt de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine. Ce soutien financier a pour objectif de soutenir l'effort de guerre, tout en garantissant le fonctionnement des services publics du pays.
Cette décision, saluée par le président du Conseil européen, Antonio Costa, envoie un message clair à Kiev : "L'Europe est résolue, unie, et reste fermement engagée dans son soutien à l'Ukraine," a-t-il écrit sur X (anciennement Twitter), comme le rapporte TF1.
Ce prêt majeur a longtemps été en attente à cause d'un blocage de Budapest. La récente victoire électorale de Peter Magyar, remplaçant de Viktor Orban, a finalement permis de lever cet obstacle.
Un prêt en deux volets
Les 90 milliards ne constitueront pas une seule enveloppe. En effet, 60 milliards seront orientés vers des besoins militaires : acquisition d'équipements, renforcement des capacités de production d'armement. Les 30 milliards restants seront alloués au maintien des services publics, tels que les hôpitaux et les écoles, tout en répondant aux besoins des personnes déplacées par la guerre.
Volodymyr Zelensky a exprimé sa satisfaction quant à ce soutien, soulignant qu'il "renforcera notre armée, rendra l'Ukraine plus résiliente et permettra de remplir nos engagements sociaux à l'égard des Ukrainiens." Il a ajouté : "Il est crucial que l'Ukraine obtienne ce niveau de certitude financière après plus de quatre années de conflit majeur."
Qui paiera en fin de compte ?
L'Union européenne se chargera de lever ces fonds sur les marchés obligataires. Il est prévu que Kiev ne supporte pas le remboursement. Bruxelles prévoit de se retourner contre Moscou lors d'un futur accord de paix, en saisissant les avoirs russes gérés par l'UE.
Bien que cette aide soit importante, les besoins globaux de l'Ukraine sont estimés à 137 milliards d'euros d'ici 2026-2027. L'UE espère que d'autres alliés, notamment le Canada, le Royaume-Uni ou le Japon, viendront compléter cette aide. Par ailleurs, l'Union européenne a adopté un 20e paquet de sanctions à l'encontre de la Russie, comme le précise Franceinfo.







