Un nouvel accord vient d'être signé entre la France et le Royaume-Uni, visant à endiguer les traversées clandestines de la Manche pour les trois prochaines années. Ce partenariat, annoncé par le ministère de l’Intérieur, comprend un soutien accru des forces de l’ordre.
Le Royaume-Uni pourrait investir jusqu'à 766 millions d’euros dans cette initiative, dont 186 millions seront conditionnés à l’efficacité des actions entreprises. Pour la première fois, le financement inclura une composante flexible destinée à optimiser le fonctionnement du dispositif, comme l'indiquent plusieurs médias, y compris Le Monde.
En raison des récentes négociations concernant le traité de Sandhurst, la France s'est engagée à renforcer la sécurité de ses côtes. L'accord précédent, signé en 2018 et prolongé en 2023, établissait déjà une coopération étroite entre les deux nations mais les nouvelles mesures prévoient un meilleur encadrement financier en cas d'inefficacité.
41 472 immigrants au Royaume-Uni en 2025
Dans le cadre de ce nouvel accord, le nombre de forces déployées sera augmenté de 50%, atteignant près de 1 400 agents d’ici 2029. De plus, des unités de CRS et des équipements allant des drones aux hélicoptères seront mis en place pour prévenir les tentatives de traversée, comme l'indique le ministère de l’Intérieur. Cette initiative vise à réduire le nombre d’embarcations de fortune, souvent surnommées "taxi-boats," qui prennent de plus en plus de risques pour éviter les contrôles.
Malgré les efforts fournis par la France, le Royaume-Uni continue de critiquer la France pour son manque d’efficacité dans la prévention des départs. Les autorités britanniques rappellent que, selon le droit maritime international, une fois mises à l'eau, les embarcations ne peuvent être interceptées que si des vies sont en danger, un point qui reste controversé dans le débat sur l'immigration illégale.
Le nombre de migrants traversant la Manche illégalement a atteint un niveau alarmant, avec 41 472 personnes enregistrées en 2025, soit le deuxième plus haut total depuis le début des traversées en 2018. Au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer cette année-là, selon des rapports des ministères de l’Intérieur français et britannique.







