L’armée russe n’a pas réussi à acquérir de nouveaux territoires en Ukraine au mois de mars 2026, une première depuis deux ans et demi. Dans certains secteurs, les troupes russes ont même reculé.
Selon une analyse de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) relayée par l’AFP, en mars 2026, l’armée russe ne peut se vanter d’aucun gain territorial en Ukraine. C'est un événement inédit depuis septembre 2023, et elle perd même du terrain face aux forces ukrainiennes.
Globalement, l’armée russe est en déclin depuis la fin de l'année 2025, principalement en raison des contre-offensives menées par l'Ukraine. En février, les avancées russes ont culminé à seulement 123 km2, un chiffre représentant la plus faible progression depuis avril 2024. En mars, les forces ukrainiennes ont réussi à reprendre 9 km2.
Les analyses de l’ISW excluent les opérations d’infiltration et les gains non confirmés ni infirmés par les forces russes. L’Institut collabore avec le Critical Threats Project, un autre organisme américain focalisé sur l'étude des conflits.
Contre-offensives ukrainiennes
L’ISW estime que la stagnation de l’armée russe s'explique par les contre-offensives ukrainiennes, ainsi que par le fait que l'utilisation de terminaux Starlink en Ukraine a été interdite. De plus, l'accès à Telegram, une application de messagerie prisée en Russie, est devenu très difficile en raison des blocages. Le Kremlin oriente plutôt la population vers la plateforme Max, présentée comme la messagerie nationale.
Dans le Sud, la Russie a continué à perdre du terrain, en particulier entre Donetsk et Dnipropetrovsk. Après avoir occupé plus de 400 km2 à la fin de janvier 2026, son contrôle a chuté à 144 km2 en mars.
L’Ukraine en difficulté dans la région de Donetsk
Pour les trois premiers mois de 2026, les gains territoriaux russes sont deux fois moins importants qu’en 2025 pour la même période. Quatre ans après le début de l'invasion, Moscou contrôle environ 19 % du territoire ukrainien, la majorité de ces terres ayant été acquise durant les premières semaines du conflit. Environ 7 %, incluant la Crimée et certaines zones du Donbass, étaient déjà sous contrôle russe ou de séparatistes prorusses avant l'invasion de février 2022.
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