Le parquet de Créteil a annoncé le 31 mars l'interpellation de neuf mineurs dans le cadre de l'enquête sur le saccage de la mairie de Fresnes, dans le Val-de-Marne. Ces jeunes, désormais en garde à vue, sont accusés de "destruction par moyen dangereux en bande organisée", "vol en bande organisée" et "dégradation du bien d’autrui aggravé par deux circonstances". Les investigations se poursuivent alors que quatre suspects supplémentaires sont toujours recherchés.
Une affaire rondement menée par la police
Dans un message sur le réseau social X, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué le travail de la sûreté territoriale du Val-de-Marne, déclarant que cette affaire était "rondement menée”, avec des interpellations effectuées rapidement. En son tweet, il a également affirmé : "Force restera toujours à la loi".
Le saccage s'est produit vendredi soir, lorsque la mairie a été attaquée par un groupe d'une vingtaine de personnes masquées, tirant des mortiers et fracturant les lieux avant de saccager plusieurs pièces et dérober du mobilier. Les suspects avaient réussi à fuir, mais leur arrestation rapide a soulagé la communauté locale.
Ce triste incident est survenu peu après une alternance politique à Fresnes, où la mairie a récemment basculé à droite lors du second tour des élections municipales. Christophe Carlier, issu des Républicains, a remporté la victoire avec 45 % des voix, devançant Marie Chavanon, la maire sortante du Parti socialiste, qui a obtenu 43 % et Jean-Jacques Bridey, représentant de Renaissance, avec 11 %. Cet épisode violent soulève des interrogations sur la sécurité et la stabilité à Fresnes, incitant les autorités à renforcer leur vigilance dans cette période de transition politique.







