Cinq mois après un renvoi inattendu causé par une « erreur matérielle », le procès du triple meurtre d'Angers, survenu dans la nuit tragique du 15 novembre, a repris ce vendredi 13 mars. Cette réouverture représente une épreuve de plus pour les multiples familles de victimes qui patientent depuis longtemps.
Lors de cette première audience, les murmures de surprise et d’incompréhension ont de nouveau envahi la salle d’audience. Le 9 octobre 2025, alors que le procès semblait avancer vers son dénouement, une décision inattendue a contraint toutes les parties, y compris les familles des victimes, à quitter les lieux prématurément. Me Cécile Bonneman, avocate de plusieurs parties civiles, décrit ce moment comme « insupportable », tandis que Me Isabelle Oger-Ombredane, avocate aguerrie, ne cache pas sa surprise : Cela ne m’était jamais arrivé
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Les familles touchées, comme celle de Daoud-Mahamat Soulemane, dont le fils Ismaël, âgé de 16 ans, fait partie des trois jeunes hommes tragiquement poignardés, sont particulièrement affectées par cette situation. Il exprime son désespoir : On espérait enfin commencer notre deuil, mais ce retournement a tout bouleversé, me plongeant dans la détresse pendant un mois entier.
Un porte-parole du ministère de la Justice a souligné l'importance de garantir une procédure juste, justifiant ainsi le renvoi du procès. Dans le contexte actuel, où les attentes en matière de justice sont élevées, ce nouveau procès s’annonce riche en émotions et en révélations, d’autant plus que de nombreuses familles sont suspendues aux décrets de la cour.
Ce nouveau chapitre dans l’affaire du triple meurtre à Angers a également attiré l’attention des médias nationaux, renforçant la nécessité d’un examen minutieux des procédures judiciaires en France, souligne le quotidien Le Monde.







