Soupçonné du meurtre de Jean-Joseph Clément à Bédarrides en 1989, Francis Heaulme, tueur en série notoire, avait avoué son crime à deux reprises, mais s'était ensuite rétracté. Le dossier a récemment été clôturé grâce aux efforts d'une juge d'instruction du pôle cold case de Nanterre, suscitant l'espoir d'un procès prochain. La fille de la victime et ses avocats anticipent la tenue de ce procès avant la fin de l'année.
Cela fait maintenant 37 ans que l'affaire de Jean-Joseph Clément, retrouvé mort le 8 août 1989 au bord de l’Ouvèze, est dans le flou. Spécialisé dans les affaires non résolues, le pôle cold case de Nanterre a conclu l'enquête le 31 décembre 2025. Christine Clément, la fille du défunt, se dit impatiente et a exprimé sa gratitude envers la juge qui a partagé la nouvelle. Elle attend désormais le verdict sur la date du procès de Francis Heaulme, surnommé le "routard du crime" par les médias.
Jean-Joseph Clément, réparateur de machines agricoles, avait été retrouvé avec des blessures à la tête, des circonstances tragiques qui marquent encore les esprits. Heaulme avait initialement avoué son implication avec des détails précis, prêtant à la société son ombre trouble. Pourtant, il s'est rétracté par la suite.
Interrogé de nouveau en février 2025 dans un établissement de réclusion du Haut-Rhin, où il purgé une peine pour d'autres crimes, Heaulme n'a pas reconnu sa culpabilité dans ce meurtre spécifique. Toutefois, selon l'un des avocats de la famille, Maître Didier Seban, les preuves accumulées semblent suffisantes pour que l'affaire soit présentée devant la cour d'assises entre fin 2026 et début 2027.
"Il y a urgence"
"La juge d’instruction a fait des merveilles en quelques mois", se réjouit l'avocat. Une date de procès pourrait être fixée au printemps prochain. "Il y a urgence pour qu’il soit jugé", ajoute-t-il, soulignant l'impact du temps passé en détention sur la santé. À 67 ans, les combats judiciaires d'Heaulme interroge sur le temps qui passe.
Christine Clément, jointe par téléphone, a exprimé ses préoccupations quant à l'éventualité d'un procès éprouvant : "Mes avocats m’ont avertie que cela serait difficile; mais c'est une promesse faite à mon père de mener ce combat jusqu'au bout". Ces mots révèlent une détermination empreinte d'un lourd héritage émotionnel, et une attente de justice qui dure depuis trois décennies.







