Le tribunal correctionnel de Bordeaux a prononcé des réquisitions d'amendes impressionnantes, pouvant atteindre un total de 800 000 euros, à l'encontre de trois entreprises basées en Gironde. Ces sociétés sont accusées d’avoir effectué des trafics de déchets vers l'Espagne entre 2020 et 2022. Durant l’audience, les six dirigeants des entreprises ont fermement nié toutes les allégations portées contre eux.
Les entreprises en question, Greenrecup 33, leader du tri et du recyclage à Blanquefort, Azura Recyclage à Bassens, et 3VR à Canéjan, sont sous le feu des projecteurs. Selon l'accusation, elles auraient dissimulé environ 6 000 tonnes de déchets dans la région de Saragosse, par l'intermédiaire d'un acteur espagnol. Cet acte aurait eu pour but d’éviter de payer la taxe générale sur les activités polluantes, soit un montant d’environ 291 000 euros, comme l’ont rapporté des sources judiciaires.
Outre les lourdes amendes, la procureure a demandé des sanctions sévères, notamment des interdictions d’exercer des activités allant de deux à quatre ans, une fermeture d’un an des entreprises, et une exclusion des marchés publics pendant cinq ans. Ces demandes ont suscité des réactions vives de la part des prévenus, qui continuent de soutenir leur innocence.
Les prévenus, après deux jours d’audience, ont maintenu qu’ils n’étaient pas au courant des opérations effectuées en Espagne et qu'ils n'en avaient pas tiré de profits, certains affirmant même avoir subi des pertes. Leur avocat a qualifié ces réquisitions de disproportionnées, plaidant qu'elles pourraient entraîner la fermeture définitive de leurs entreprises.
Le délibéré de cette affaire est attendu le 1er juin prochain à 14h, une date cruciale qui pourrait avoir des répercussions significatives sur l'industrie locale du recyclage.







