Évacuée le 6 juillet en raison du gigantesque incendie de Trévillach, la commune de Vinça a resté inaccessible jusqu'au 9 juillet. Les habitants ont finalement pu regagner leurs foyers à partir de 18 heures, un moment tant attendu, alors qu'ils redoutaient des dégâts importants.
Arthur, 48 ans, vit le quotidien des habitants de Vinça changer en quelques minutes ce lundi-là. Il a quitté son domicile avec ses deux enfants, après avoir reçu l'ordre d'évacuation, direction un camping à Canet-en-Roussillon. "On ne savait pas si ce serait juste quelques heures ou plusieurs jours. On a pris l'essentiel et on est partis, sans hésiter", explique-t-il.
Une évacuation pleine d'incertitudes
Les jours qui ont suivi ont été marqués par l'attente et l'angoisse. À Canet, Arthur et sa famille ont dû s'adapter à un nouveau quotidien, en écoutant régulièrement les annonces des autorités. "Je suis en vacances, donc cela m’a permis de suivre les nouvelles de près", souligne-t-il, soulignant l'importance des communications officielles.
Mercredi, une annonce du préfet a été un coup dur pour beaucoup. Si plusieurs communes avaient pu rentrer, Vinça restait encore sous le coup des restrictions. "On espérait pouvoir regagner nos maisons, donc c'était décevant de ne pas être repris", raconte Arthur, qui a dû faire preuve de patience.
Un soulagement inespéré
Lorsque jeudi la nouvelle est tombée, l'atmosphère a changé. "Dès qu'on a su qu'on pouvait rentrer, j'ai repris la route avec mes enfants, impatient de voir notre maison", confie-t-il. À leur arrivée, la famille a découvert un foyer intact, ce qui a été un soulagement énorme : "Quand on a reçu l'autorisation de rentrer, ça a été un vrai soulagement. L'essentiel est que notre maison n’a pas été touchée", ajoute-t-il.
Bien que reconnaissant, Arthur n'oublie pas ceux qui ont été moins chanceux. "C'est difficile de voir ce qui est arrivé à d'autres. Nous avons eu de la chance. Maintenant, l’important est de retrouver un quotidien normal après cette épisode difficile", conclut-il. Ses pensées se tournent aussi vers ceux dont les maisons n’ont pas survécu à cette épreuve, comme en témoigne Le Monde, qui a suivi l'évolution des incendies dans la région.







