La veuve de Fabrice Moello, agent pénitentiaire tué lors de l'évasion de Mohamed Amra, a déposé une plainte pour abus de confiance contre Jean Messiha. Celui-ci aurait récolté plus de 44.000 euros via une cagnotte sans remettre ces fonds aux familles des victimes. Selon BFMTV, cette plainte a été déposée le 27 mai 2024, après que la veuve ait constaté l'absence de versements sur son compte.
Le 14 mai 2024, Fabrice Moello, 52 ans, et son collègue Arnaud Garcia, 34 ans, ont été tués à l'approche d'un péage dans l'Eure lors d'une attaque armée visant leur véhicule pénitentiaire alors qu'ils escortaient Mohamed Amra, un criminel notoire.
Une cagnotte qui a récolté plusieurs dizaines de milliers d'euros
Pour soutenir les familles des deux hommes, Jean Messiha, membre du parti Reconquête, avait lancé une cagnotte intitulée "Pour nos héros". Dans le texte d'accompagnement, il écrivait : "Tous les dons seront intégralement reversés aux familles des victimes". Pourtant, malgré les 44.000 euros collectés, les veuves n'ont jamais vu un centime de cette somme. Me Matthieu Chirez, l'avocat de Sandrine Le Hay Moello, confirme la plainte pour abus de confiance, ajoutant que cette situation a créé une grande émotion parmi les proches.
Jean Messiha invoque une "erreur" de Gofundme
Jean Messiha a exprimé sa surprise face aux accusations et a pris la parole sur X, déclarant : "La plateforme Gofundme a commis une grave erreur due à des défaillances internes. Je n’ai jamais été bénéficiaire de cette cagnotte. Les fonds ont été transférés sur mon compte sans que je le demande". Toutefois, Le Parisien a rapporté que plusieurs virements de Gofundme vers le compte de Messiha sont traçables, soulevant des doutes sur sa version des faits.
Plainte de Jean Messiha contre Gofundme
Suite à la révélation des accusations, Messiha a annoncé avoir également déposé plainte contre Gofundme pour rectifier la situation. Il a assuré que "l'intégralité de la somme indûment imputée sera revirée sur le compte bancaire des familles". Cette affaire n'est pas la première impliquant Messiha. En 2023, il avait ouvert une cagnotte en soutien à un policier mis en examen, une initiative qui avait également suscité des plaintes pour escroquerie en bande organisée.
Cette polémique met en lumière des enjeux légaux et éthiques autour des fonds levés pour des causes sociales, questionnant la responsabilité des initiateurs de cagnotte dans la gestion de l’argent collecté.







