Une enseignante de la cité scolaire du Couserans à Saint-Girons, en Ariège, a subi une agression inacceptable le mercredi 20 mai au matin. Alors qu'elle se préparait pour un cours de sport, trois individus sont entrés par effraction dans l'établissement. Les agresseurs ont rapidement été arrêtés et placés en détention provisoire, en attendant leur jugement.
Une agression en pleine préparation de cours
Les événements se sont produits aux alentours de 7 h 30. Pendant qu'elle prépare une séance de sport, l'enseignante a remarqué l'entrée de trois personnes dans l'école, escaladant un portillon. L'un d'eux a empêché l'enseignante de récupérer son sac en le dérobant.
Lorsque l’enseignante a tenté de récupérer ses affaires, elle a été violemment aspergée de gaz lacrymogène. Les agresseurs, dont l'un avait le visage partiellement caché, l’ont ensuite menacée avec des couteaux, lui promettant des représailles physiques si elle signalait l'incident aux autorités.
Une enquête éclair
Les forces de gendarmerie de Saint-Girons ont été rapidement alertées et ont ouvert une enquête immédiate pour vol avec violence, menaces envers une personne chargée d'une mission de service public, ainsi que pour port d'arme prohibé. Moins de huit heures après l'agression, les policiers ont réussi à intercepter les trois suspects, qui comprennent deux jeunes majeurs, l'un étant un ancien élève de l'établissement, et un mineur. Un couteau a été découvert lors des perquisitions.
Des témoins ont rapporté que les suspects avaient changé de vêtements et à travers des recherches, les enquêteurs ont retrouvé des vêtements abandonnés près de la rivière du Salat, ainsi que le sac de la victime et ses effets personnels.
Des profils déjà connus de la justice
Selon le parquet, les soupçonnés sont déjà connus des services judiciaires. Deux d'entre eux avaient récemment été présentés devant le juge des enfants à Foix : l'un était sous contrôle judiciaire, tandis qu'un autre était en sursis probatoire. De plus, l'un des majeurs est en situation de récidive légale.
Très affectée par l'incident, l'enseignante a été examinée par un médecin légiste, qui a confirmé une incapacité totale de travail de quatre jours. Face à la situation, une cellule psychologique a été mise en place au sein de l'établissement pour aider le personnel et les élèves traumatise. Le parquet de Foix a également sollicité l'association Ariégeoise de soutien judiciaire et d'orientation (ASJOA) pour accompagner la victime.
Trois placements en détention avant jugement
À l'issue de leurs gardes à vue, les trois suspects ont été présentés devant le juge des libertés et de la détention, qui a décidé de les placer en détention provisoire. Les deux majeurs doivent comparaître devant le tribunal judiciaire de Foix en comparution immédiate mardi 26 mai, tandis que le mineur sera jugé par le tribunal pour enfants le mois prochain.







