Le parquet national financier a confirmé une perquisition au Palais de l'Élysée, intervenue jeudi, en lien avec les attributions des cérémonies d'entrée au Panthéon. Cette information a été relayée par l'AFP, suite à un article du Monde.
Cette perquisition fait suite à une tentative d'accès infructueuse des enquêteurs en avril dernier, lorsque les magistrats avaient été confrontés à une interprétation de la Constitution qui affirmait l'inviolabilité des locaux présidentiels. Le procureur de la République financière, Pascal Prache, a noté que cela avait limité les possibilités d'investigation (source : Le Canard Enchaîné).
Le PNF a précisé que les opérations de perquisition ont eu lieu à la demande d'une enquête ouverte en octobre 2025, qui vise d'éventuelles irrégularités dans l'attribution de contrats publics liés à la gestion des cérémonies de panthéonisation. Ces dernières, gérées par le Centre des monuments nationaux, auraient coûté près de 2 millions d'euros chacune durant les 22 dernières années, selon le rapport du Canard Enchaîné.
Des experts en droit public soulignent que cette affaire soulève des questions cruciales sur l'éthique et la transparence dans les marchés publics, en particulier dans des domaines aussi symboliques que la panthéonisation, qui valorise les figures historiques françaises. "Il est déterminant que ces processus soient exempts de favoritisme et de toute forme de corruption," affirme un professionnel du secteur.
La dernière perquisition au Palais de l'Élysée remonte à 2018, dans le cadre de l'affaire Benalla, et cette nouvelle vague d'investigations pourrait perturber l'image de l'administration actuelle. Le Palais n'a pas souhaité réagir immédiatement aux développements en cours. La transparence de l'État est ici mise en jeu, et les responsables politiques seront attentifs à l'évolution de cette affaire.







