Trois individus comparaîtront devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes pour des activités criminelles s'étalant sur plus de six ans. Cette affaire, dans laquelle un réseau organisé aurait fraudé à grande échelle, a fait surface et suscite l'attention des autorités.
Les suspects sont accusés d'avoir orchestré un système de fraude aux aides sociales d'une ampleur inédite à travers la France. Initialement prévue le 10 avril, l'audience a été renvoyée à une date ultérieure à la demande de la défense, représentée par l'avocat Me Laurent Caruso.
Les infractions reprochées vont de l'escroquerie à la tentative d'escroquerie en bande organisée, en passant par l'aide au séjour irrégulier d'étrangers, ainsi que le blanchiment d'argent. Les enquêteurs estiment que les activités illégales ont duré de janvier 2020 à février 2026, date à laquelle les suspects ont été appréhendés.
Faux noms, vraie arnaque
La bande aurait commencé par utiliser des faux papiers d’identité pour duper les organismes sociaux. Ces faux noms ont permis l'ouverture de comptes bancaires pour émettre des chèques sans provision, entraînant une perte d'environ 7 000 euros pour la banque LCL.
Au fil des années, les malfaiteurs sont suspectés d'avoir, grâce à des montages administratifs sophistiqués, perçu indûment près de 100 000 euros d'aides sociales (CAF, RSA, APL), flouant près de 30 caisses d'allocations familiales à travers le pays.
Parallèlement, leur intérêt s'est étendu à la sécurité sociale, où, avec plus d'une centaine de fausses identités, ils auraient également détourné des fonds. Le dernier volet de leur arnaque concerne de faux dossiers de financement pour des microcrédits d'entreprises (ADIE), leur permettant de s'approprier une somme totale de 444 000 euros.
Enfin, des accusations pèsent également sur l'un des suspects, soupçonné d'héberger illégalement des personnes en situation irrégulière dans un logement situé à Corbeil-Essonnes.
Alors que la prochaine audience se profile à l'horizon, les suspects, après leur remise en liberté en février, se trouvent sous contrôle judiciaire, attendant de connaître leur sort.







