« Mon objectif était de célébrer sans heurts », déclare Hugues B., 23 ans, rescapé d’une condamnation en comparution immédiate, où il a reçu une peine de quatre mois de prison avec sursis pour avoir participé à un groupement en vue de commettre des violences lors des célébrations du 30 mai. En effet, le Parquet avait requis douze mois de prison avec une mise à l'épreuve de 18 mois.
Élève en master de mathématiques, Hugues confesse avoir été en possession d'un mortier, qualifié par lui de « feu d'artifice », tout en niant avoir visé les forces de l'ordre. Il explique avoir reçu l'engin sans savoir qu'il était illégal en France.
« Nous étions là pour célébrer notre victoire, mais nous avons reçu des peines. »
Il dénonce des abus policiers
Plus significatif, le jeune homme, avec des blessures visibles au visage, évoque les agressions subies lors de son interpellation. Selon ses dires, « tous les jeunes présents » lors des gardes à vue ou au tribunal portaent des marques de violences policières.
« Peu après mon arrestation, j'ai été insulté de manière raciste, traité de 'sale bougnoule' et 'sale arabe' », déclare Hugues, qui déplore une véritable chasse aux jeunes dans des quartiers populaires lors des manifestations.
Un futur incertain pour les célébrations de la Coupe du monde
Si l'on se penche sur la fête, Hugues se sent triste à l'idée de ne pas pouvoir célébrer la prochaine Coupe du monde. « Je suis fier de mon pays, de ma culture, mais je crains que cela ne se reproduise et je préfère rester chez moi », déclare-t-il.
« Ce moment de joie collective aurait dû être une fête, un droit pour nous, jeunes de quartiers populaires. »
Le Procureur de Paris a rapporté plus de 300 gardes à vue suite aux débordements qui ont eu lieu lors du week-end de célébration du PSG. Les comparutions se poursuivent, mettant en lumière les tensions persistantes entre les forces de l'ordre et les supporters.







