Ce jugement était attendu avec impatience. Reconnu coupable du viol et du meurtre deSandra Helleputte, Hamoudi a été condamné à 30 ans, dont 20 de sûreté, et devra également faire l'objet d'un suivi sociojudiciaire avec injonction de soins.
Le drame s'est produit le 1er mai 2015 à Hazebrouck, où le corps de Sandra Helleputte a été découvert par son fils Rodolphe, âgé de 20 ans. Elle était presque nue et son appartement était en désordre, révélant une scène terrible de violence.
Rodolphe avait précédemment été alerté par sa mère qui avait subi des violences. Malheureusement, elle a refusé d'appeler la police malgré l'aggravation de son état suite à une seconde visite.
Alors que les secours étaient alertés, Hamoudi a fui et a été appréhendé le lendemain, caché sous un véhicule. Une expertise judiciaire a révélé des lésions alarmantes : 144 marques de violences, y compris des fractures, indiquant une brutalité hors du commun, signalée par le médecin légiste comme une rareté dans sa carrière.
Une violence tragique
L'autopsie a révélé une mort causée non pas par un seul coup, mais par l'accumulation de violences ayant entraîné un arrêt cardiaque dans un contexte de souffrance extrême. La première condamnation avait déjà été de 30 ans de réclusion criminelle, mais Hamoudi avait fait appel, contestant notamment l'accusation de viol.
Le viol confirmé en appel
Les témoignages de proches dépeignent Hamoudi comme un individu au comportement manipulateur et violent, alternant entre charme et agression. Plusieurs anciennes compagnes ont rapporté des antécédents de violences. Des plaintes déposées n'ont pas donné suite, un échec qualifié de "naufrage judiciaire" par les parties civiles.
Concernant le viol, la présence de sperme et des lésions compatibles avec des violences sexuelles ont été déterminantes, tandis que l'accusé prétendait que toute relation était consentie. L'avocate générale avait demandé la réclusion à perpétuité, soulignant l'horreur du crime.
Pour les familles de Sandra, il s'agit d'une "victoire" selon Me David Dhote, alors que les enfants et sœurs de Sandra ont suivi les audiences. La mère, malade, a seulement assisté au verdict, tandis que la famille de Hamoudi était également présente.
Ce verdict soulève d'importantes questions sur la récidive dans les cas de violences domestiques et les défis du système judiciaire à protéger les victimes. L'affaire, suivie de près par des médias comme BFMTV, met en lumière les enjeux cruciaux de cette problématique sociétale.







